La ballade d’Olivier
Le front appuyé contre une vitre, je contemple le cimetière Montparnasse.
Mes fenêtres ont vue plongeante sur les tombes et, à part les feuilles qui frissonnent, ce soir encore rien ne dansera dans les allées.
Pourtant, à quelques pas de là, juste de l’autre côté du mur couvert de lierre, les Parisiens fêtent la musique. Deux amies passent en chantant dans ma rue, bras-dessus bras-dessous; derrière elles, un homme porte une contre-basse comme il porterait une femme assoupie.
Quatre étages plus haut, j’hésite à sortir et plonger dans la foule. La nuit hésite elle aussi, elle ne veut pas tomber -on lui a dit que c’était le jour le plus long, alors elle prend son temps.
J’ouvre la fenêtre, me penche sur le rebord. On dirait qu’il y a un concert boulevard Raspail et j’entends enfler les murmures de Denfer. Mon voisin du troisième entame au piano un air trop familier. Ça fait un an qu’il s’acharne à jouer le même morceau - ce soir c’est la consécration !
Est-ce que j’irai à Ménilmontant, écouter une grosse caisse raisonner dans l’orchestre? Peut-être à Odéon retrouver des amis, et sinon aux Tuileries, à Barbès, dans le treizième… Finir à la concorde, les pieds en sang, les cheveux trempés, parce que c’est certain qu’il pleuvra, il pleut toujours le 21 juin.
Mon regard s’accroche aux branches du grand chêne et devine, derrière lui, le petit olivier planté sur la tombe de mon grand-père. Tiens, c’est vrai, j’ai encore ses Vinyles… Après sa mort, il y a tout juste un an, j’étais allée chez lui et avais découvert sa collection.
Laissant la fenêtre dans mon dos, j’approche de ma platine et soulève le couvercle en plastique. Mes doigts laissent des traces dans la poussière. Ça fait longtemps que je suis censée la brancher, mais je trouve toujours une excuse pour ne pas le faire. Une excuse, surtout, pour échapper à la vérité : je suis nulle en électronique, me demandez jamais de dénuder un fil, je risquerai de faire sauter l’Elysée. (chiche?)
Je m’assoies en tailleur sur la moquette, la pile de Vinyles de mon grand-père face moi. Suzanne Vega, Gloria Gaynor, Blondie, Grace Jones, Barbara, Bonnie Tyler, Madona, Cyndi Lauper, Sade… C’était un homme “à l’ancienne”, un amoureux des femmes et des mots qui sonnent. Un écrivain pour enfants, comme j’espère le devenir. Un Ecrivain tout court d’ailleurs, de ceux qui voient leur vie comme un roman et s’agacent de ne pas avoir trouvé de phrase de fin à la hauteur des premières pages.
Dehors les gens dansent dans la rue et moi je branche ma platine. Je ne sais pas ce qui m’arrive, ce soir j’ai fait Polytechnique! Je connecte les rouges aux rouges, les noirs aux noirs, j’intercale même un pré-ampli ! Quelques notes de guitare se faufilent par la fenêtre, j’y vais, leur barre la route d’un simple carreau embué, puis reviens et dépose le Vinyle sur le plateau. Scrratschh…
Allongée sur la moquette comme une ado romantique, j’écoute Suzanne Vega chanter Luca. Je revois mon grand-père à son bureau, entouré de ses livres, essayant de finir un roman alors que deux petites filles sont cachées sous la table et emmêlent ses lacets. It’s a hard day raisonne, je me souviens des mains d’Olivier posées sur le clavier d’un ordi flambant neuf, je les vois l’écarter pour retrouver la plume et chatouiller la feuille. Total eclipse of the heart, je me rappelle du regard d’Olivier posé sur la famille, sur la smalah…
Aux dernières notes de Sitting on the dock of the bay, je réalise que la fête de la musique est terminée. J’ai passée la nuit étalée sur ma moquette, bercée par les refrains de mon enfance. Un coup d’oeil par la fenêtre : les trottoirs sont secs, il n’a même pas plu.
A quatre vingt quinze ans, après un double pontage cardiaque, mon grand-père avait coutume de dire en parlant de sa vie : “Cette histoire finira mal!”
Pour le rassurer, ses innombrables enfants et petits enfants, s’écriaient “Mais nooonnn Papy….”.
Et moi, dans mon coin, je serrais les lèvres pour pas casser l’ambiance: Bien sûr que cette histoire finira mal ! Même si notre vie prend des airs de comptine, si elle se fredonne comme une belle mélodie, peu importe le nombre de chansons à vivre, les sillons et les silences remplis de souvenirs, au bout du compte le Vinyle à une fin et le diamant flotte dans le vide.
Mais t’inquiète pas mon Papy, il y a toujours une deuxième face… si quelqu’un veut bien se donner la peine de retourner le disque. On se retrouve sur la Face B!

108 Considérations Sblorfiques to “La ballade d’Olivier”
Posted: juin 22nd, 2007 at 18:02
Voilà un texte très joli qui me réconcilie (un peu) avec la fête de la musique d’hier soir: au moins elle aura généré cette très belle chronix!!! Car sinon, comment c’était nul hier….oh là…”contraint et forcé” pour ma part de s’en mêler vu le bordel monstre dans ma rue, mon appart “coincé” entre deux “concerts” de tech…couché trop tard pour trop rien….Merci Lola de tes jolis mots !
Posted: juin 22nd, 2007 at 18:22
Très jolie Chronix … J’avoue, j’ai failli verser ma petite larme. En tout cas, c’est quelque chose ta famille, tout plein de gens pleins de talents ! Bye, et big biz (parce que je suis une incorrigible fleur bleue)
Posted: juin 22nd, 2007 at 18:37
merci Lolita
tu viens de parler de parler de ton grand pere…comme je pourrais parler du mien si je laissais mon coeur le faire….il me manque tellement…
comme me manque mon Olivier à moi, mon fils de bientôt 13ans….un enfant pas comme les autres…qui a 4ans dans sa tete
bon ben j’vais sécher mes larmes
encore MERCi pour ce momentd’émotion Lolita
Posted: juin 22nd, 2007 at 18:52
Mon grand-père s’appelait Salvador (pour vous le représentez - regarder une photo de Gabin), pas un écrivain ou un dessinateur mais un inventeur (méconnu) de génie - un concessionnaire Norton et mécanicien moto qui a dû fuir son pays à cause du Franquisme … Je me souviens de lui le cerveau toujours en ébullition ; les mains dans le poste de télévision démontant les pièces , les parties de Domino enfiévrés, celui qui m’a offert “Les 6 compagnons et les Piroguiers” (que j’ai toujours), nos longues promenades dans la rue St - Catherine (à Bordeaux) - mes premiers Spirou (la revue)… J’aurais aimé le voir démonté mes PC , j’aurais aimé le voir mettre ma moto à nue…J’aurais aimé qu’il voit ce qu’est devenu ce petit garçon qui aimait tant dessiner …Hélas il à rejoint la face B trop tôt …vraiment trop tôt… Merci Lolita …
Posted: juin 22nd, 2007 at 18:55
Putain, pour une fois, j’ai rien de spirituel, ni de fondamentalement fondamental à dire, je vais donc me la jouer chipoteur :
Polytechnique et pas Politechnique (pour une foi que je découvre une coquille, je suis partagé entre la fierté et la honte d’être un si abject et méprisable maitre Capello des blogs-émouvants-et-plein-d’esprit)
Posted: juin 22nd, 2007 at 19:09
Rhalala…rien à redire, c’est une de mes chroniques préférées de toi. C’est drôle, aujourd’hui, pour la première fois j’ai vu une photo de mon grand-père quand il était jeune…Il était beau…
Merci pour ce p’tit moment plein d’emotion et qui nous rappelle des souvenirs à tous, bravo Lola…
Posted: juin 22nd, 2007 at 20:05
très émouvante cette chronique… y’a pas à dire ! plus je te lis, plus j’aime ton style ! continue… c’est génial
Posted: juin 22nd, 2007 at 20:13
C est moi où c’est une impression que tous les grands pères etaient des gens férus de savoir, puits de connaissance et toujours prêts à découvrir les nouvelles techniques? En tout cas,ton grand-père me fait penser au mien et me rapelle à quel point il me manque…
Posted: juin 22nd, 2007 at 20:41
Vous avez de la chance tous ceux qui ont parlé de leurs grands-pères … Moi, j’en ai connu aucun des deux. (C’était la seconde triste)
Posted: juin 22nd, 2007 at 20:46
tres joli, beaucoup plus tendre (j’arrive pas à trouver le mot) que les autres chroniques, ct tres chouette. dire que tu as passé la fête de la musique dedans alors qu’il a fait beau, chez nous à toulouse, il a plu.
setim, je pense qu’il doit y en avoir d’autres coquilles, moi g noté pré-empli (pré-ampli), enfin!!! le message passe, l’émotion est intacte
bravo lolita
Posted: juin 22nd, 2007 at 20:53
Après m’être fait remettre à ma place, je n’ose plus faire de compliments… :P Mais je trouve que ce texte est vraiment magnifiquement écrit avec de très belles images, on y goûte bien la nostalgie. On pourrait presque l’analyer pour le bac. La personne du quatrième qui observe le monde des morts et hésite à rejoindre les vivants, puis elle décide de rester dans le monde des souvenirs, dans l’entre deux. (début de l’analyse…. bon j’étais pas en L …) Sinon ton grand-papa avait d’excellents goûts musicaux. J’adore ce qu’il écoutait et ce que tu lui as permis d’écouter hier soir.
Posted: juin 22nd, 2007 at 21:03
quel plaisir de te lire , tu as cette facon d’écrire qui nous projete aprés quelques secondes de lecture dans le monde que tu décries. c’est beau .
a bientot (bises)
Posted: juin 22nd, 2007 at 21:30
Comme c’est bête, je pleure. Mais comme c’est beau, comme j’aime tes mots d’enfant à l’âme ancienne. Tu me fais rire souvent aussi, et j’aime encore quand tu es trash, et tes dessins trop jolis…C’est bête, j’aime tout de toi.Et je ris….
Posted: juin 22nd, 2007 at 22:45
Très beau ce texte mélancolique qui change de l’humour pétillant des chronix habituelles (mince, je crois que c’est la première fois que je fais un vrai compliment ici).
Posted: juin 23rd, 2007 at 1:48
Superbe texte Lola. Ca me rapelle de bien beau moments de mon enfance à moi aussi. Je suis sur que toutes ces chroniques finiront sur papier un jour ou l’autre (au besoin on tuera l’imprimante de la cave avec ;) )
Posted: juin 23rd, 2007 at 2:49
Moi en tout cas je suis acheteur (pour suivre Ce que dit Siegfried) ! Je n’ai rien de bien original à ajouter par rpport au autres, je trouve tout simplement beau. J’ai un vrai plaisir à te lire et je me met à attendre les Chronix avec impatience. ^^
Posted: juin 23rd, 2007 at 7:11
Une fois de plus c`est tres bien ecrit. C est sur, tu trouveras un editeur pour toutes tes rubriques. Et sinon j ai lu dans une autre rubrique que tu venais a Montreal en juillet, on va se le faire ce pique nique Sblorfiens, on y a le droit nous aussi.
Posted: juin 23rd, 2007 at 10:35
Que dire de plus ? Un modèle d’équilibre. Tu réussis à dédramatiser la mort. Or c’est de ça qu’on crève : notre société nie la mort au lieu de l’apprivoiser. Les CDs explosent les 45 mn de nos 33 tours, ils durent facile 80 mn, mais il leur manque a 2° face !
Posted: juin 23rd, 2007 at 10:38
La 2° face ; il leur manque “la 2° face”, pas “a 2° face”. Zut, je me relis pas assez.
Posted: juin 23rd, 2007 at 15:35
On m’a offert un iPod. Quel rapport me direz-vous ? Et bien, en fait deux : je viens de lire cette chronique parmis les meilleures, avec dans les oreilles une chanson splendide qui démarra juste au moment de lecture du mot “cimetière”, hasard du tirage aléatoire, et dont le titre est justement “cimetière Montparnasse”. Et le second rapport c’est que j’ai justement passé la fête de la musique à régler mon iPod tout beau tout neuf, n’ayant plus Internet (ni ordi, cassé de toute façon).
Qu’ajouter ? Rien. Il est des mélancolies dans ce texte comme des espoirs et de la philosophie face aux choses de la vie, comme j’aime.
Lolita > …
biz.
Posted: juin 23rd, 2007 at 15:59
J’ai apporté des mouchoirs pour tout le monde. Allez, cinq boîtes, ça devrait aller ?
Posted: juin 23rd, 2007 at 16:38
Gné ?
Bah nan, aucun besoin de mouchoir. A moins d’être enrhumé ?
Posted: juin 23rd, 2007 at 18:23
Maginifique chronique, très différente des autres. Continue d’écrire j’aime beaucoup ton style.
Posted: juin 23rd, 2007 at 23:20
C’est beau
Posted: juin 23rd, 2007 at 23:25
Bonsoir cousine,
C’est vrai que perdre ses grands-parents c’est être une première fois orphelin. Peut être pour nous habituer au pire…
Continue à écouter ses vinyls les soirs où tu auras le coeur chaviré.
Et puis tu peux faire joujou autant que tu veux avec les fils électriques, tu ne feras pas sauter l’Elysee mais le disjoncteur de ton immeuble avec un peu de (mal)chance. Un de mes amis l’a fait trois fois de suite un soir, il s’est arrêté de bricoler quand les pompiers ont rappliqué.
Posted: juin 23rd, 2007 at 23:26
Je voulais dire : “peut être pour commencer à nous habituer au pire”
Posted: juin 24th, 2007 at 0:08
J’aime beaucoup ce style plus mélancolique que d’habitude , mais tu es douée dans tous les styles ma parole!! Ecrire une fiction romanesque ça te branche pas?
Posted: juin 24th, 2007 at 10:51
…Sympa, à lire, cette note bluesy. Tout comme ces vieux vinyls dont les craquements témoignent d’un passé plutôt riche… Je lis ce texte presque comme si j’écoutais un vieux blues. .. bravo.
Posted: juin 24th, 2007 at 11:49
uh… un peu plus mélancolique a lire, mais tellement réaliste… je finis par me demander pourquoi tous nos grands papas etaient des gens formidables… est ce comme le vin? sommes nous destiné a devenir des grands papa formidables? bouh sinistre pensée que de m’imaginer grand pere… allez c’est dimanche, j’vais en profiter adefaut de platine, degainer les bcp moins class MP3 de Barbara et Suzanne Vega avec une touche de Adrienne Pauly tiens!
Posted: juin 24th, 2007 at 11:50
l_Ours : c”est de qui cette chanson qui serait intitulée “cimetière Montparnasse” ???
Posted: juin 24th, 2007 at 14:26
Superbe ! Je ne regrette pas d’avoir récupéré une centroisième fois le lien du Sblorf de ma poubelle. Ce petit texte est très touchant. Il mérite du papier.
Posted: juin 24th, 2007 at 17:00
joli
Posted: juin 24th, 2007 at 19:39
Jojo > C’est hélas un inédit…
Anne> (en réponse à ton SMS, j’ai pas d’unité) : Bienvenue à Quiproquoland , je n’étais pas à Paname mais ici à Bordeaux dans un cyber où je me trouve de nouveau. Promis prochain passage par la capitale je t’appelle pour un café. Bizzz
Posted: juin 24th, 2007 at 20:26
Tout ce que vous écrivez me touche, j’aimerais vous répondre chacun un p’tit mot… demain, promis! ;)
Posted: juin 24th, 2007 at 21:26
que de beaux mots lolita ..que de vilaines larmes verses par moi ..certainement celles de mes souvenirs d’enfance envoles .. et là je me dis que je suis une mechante fille que ça fait bien longtemps que je suis pas aller voir mon papy celui que j’aime qui nous faisait les crudites surprises l’ete quand mamy bossait encore et que lui etait deja en retraite…celui qui chantait comme luis mariano quand il avait un petit coup dans le nez les jours de fete…celui avec le regard triste quand il nous parlait de la guerre de son frere tue par les allemands dans une usine à betterave…celui qui me courrait apres quand je sortais par la fenetre la nuit pour aller voir les garçons en douce et qui me regardait avec un air goguenard.. celui qui le jour de mon mariage pleurait parce que j’etais la premiere à me marrier et qui m’a pris à part pour me dire “le dit pas aux autres mais tu à toujours ete ma prefere la seule à jamais te laisser marcher sur les pieds, la seule à me tenir tete” il est comme ça mon papy, un homme de coeur de caractere un homme honnete et travailleur …
j’espere tenir un peu de lui et je vais d’ailleurs de ce pas lui dire que je l’aime..
Posted: juin 24th, 2007 at 21:56
C’est en lisant tes jolis mots qu’une mélodie que je pensais oubliée résonna en moi pour la première fois depuis longtemps : la chanson du pépé, d’il Nonno, cet ouvrier immigré à la langue chantante, ce taiseux aux peu de mots qui préférait regarder et écouter plutôt que parler, cet homme plein de révolte qui n’eut le temps de me conter dans son dialecte vénitien les temps de guerre et de maquis mais qui su me faire grimper dès mon plus jeune âge sur le Monte Grappa pour aller voir les tombes de sa famille et de ses compagnons. Je garde le souvenir présent de cette immense main calleuse m’ébouriffant furtivement les cheveux pour me dire un ti amo que sa pudeur n’osait prononcer.
Lolita, j’aime tes invitations si belles, emplies de drôleries intelligentes, parfois émouvantes, au simple partage de tes vagabondages, de ta poésie, de tes enfantillages… Pleines de verve et de trouvailles parfois cocasses ou tendres.
Ce soir, un peu grâce à toi, je souris et je chante : Una mattina, mi son svegliato, O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao, Una mattina, mi son svegliato, Ed ho trovato l’invasor… et je sens comme un souffle effeurer le haut de ma tête.
L’Ours – Pas de souci ;)
Posted: juin 25th, 2007 at 1:51
Salut Lolita, Un instant tu m’as replacée à l’enterrement de mon grand-père dans le même cimetière, en ce jour de Mars il y a de ça 6 ans maintenant. Je n’ai rien récupéré de lui, tu as beaucoup de chance d’avoir un héritage physique qui te ramène à lui, alors qu’il ne me reste que de vagues souvenirs d’enfant.
Tu écris bien, c’est très agréable.
La collègue à Do.
Posted: juin 25th, 2007 at 2:46
Superbe chronique qui nous rappelle à tous des personnes que l’on a tant aimé et qui ne sont plus là pour partager nos joies et nos peines, continue comme ça Lolita, chaque fois je suis impatient de découvrir un nouveau texte.
Posted: juin 25th, 2007 at 9:53
J’ai découvert la famille Séchan quand j’avais 8 ans, pas avec Renaud mais avec Olivier. Son “trois cousins dans un moulin” a accompagné mes soirées et mes nuits de petite fille, livre de la bibliothèque rose que j’ai lu et relu…Aujourd’hui encore, il a sa place dans ma bibliothèque, la couverture et les pages sont un peu usées et patinées par le temps mais il restera “le livre de mon enfance”. Quand quelques années plus tard, un chanteur du nom de Renaud, deviendra “mon chanteur préféré” de part ses textes engagés et révolutionnaires, je ne ferai pas le rapport avec Olivier, ce n’est que bien des années plus tard que je le découvrirai…Alors merci à la famille Séchan, merci à Lolita pour ce blog.
Posted: juin 25th, 2007 at 10:12
Frissons d’émotion…. Que tu écris beau!!!
Posted: juin 25th, 2007 at 10:16
Rien a dire de plus part que c’est un bel exemple de Spleen ^^
Posted: juin 25th, 2007 at 11:31
Salut à toi le Sblorf, content de te revoir après un week end perdu dans les tréfonds de la France.
Salut à toi Lolita, jolie cette chronique, et jolie cette fête de la mélancolie (les fêtes de la musique à Paris c’est toujours totalement naze de toute façon).
Salut à toi Félicien, très jolie cette pièce sur les Farces du Moyen-Âge à Dijon. Vu le thème (le Moyen-Âge), la ville (Dijon) et l’angle traité (les farces) on s’attend à un truc très très chiant et en fait pas du tout c’est vachement bien et plus que sympa : rythmé, drole, zozotant, remplis de sexe et de talc.
Salut à toi Dijonnais, je te plains de vivre dans cette ville, mais cours voir les Farce du Moyen Age. Ca joue jusqu’à mercredi et tu pourras y voir Félicien nu.
Salut à toi vin rouge d’hier. Tu sais que tu fais mal à la tête le lendemain matin surtout à 7heures.
Salut à toi Cléof et salut à toi Anne, je serai content si on pouvait se faire un picnix un de ces 4
Salut à toi Rock’n Roll je suis content que l’on passe la semaine ensemble : Jeudi à Dimanche c’est Rock Werchter Festival et mardi soir c’est expor Rcok & Roll à la Fondation Cartier. Je ne doute pas de croiser des amis sexe et drogues que je n’ometterai pas de saluer.
Salut à toi Siegfried et salut à toi Manu. Bravo pour les derniers dessins et on attend avec impatience le retour de la pizza et du Skyblog.
Salut à toi l’Ours tu deviens quoi ?
Salut à toi sblorfeur, je t’aime.
Salut à toi compte rendu sur mon week end, tu attendras que je finisse mon compte rendu sur la comparution immédiate pour prendre forme.
Salut à toi belle Provence, vivement que l’on se retrouve.
Salut à toi prison je reviens vite à toi j’ai du boulot. Passer sa vie à bosser sur un objet que l’on déteste. Pauvre de moi
Posted: juin 25th, 2007 at 11:47
Guzza, grand fou! Quoi? Félicien, nu?!
Posted: juin 25th, 2007 at 12:53
Salut à toi ô mon frère…
Anne, jte reconnais bien là, Guzza nous pond un joli com de 25 lignes et toi tu retiens juste le “félicien nu” … (Oui, alors Guzza, il était nu Félicien ???)
Fête de la musique magnifiquement géniale pour moi, mais sans musique, juste des cris, de la bière, des danses et des rencontres…
Joli chronix Lolita, comme d’hab. T’es ennervante, tu sais ça ??
A moi aussi elle m’a rappellée mon papi (oui chez nous c’est papi pas grand père), lui qui m’a toujours intrigué parce qu’il me disait “adieu” au lieu de dire “au revoir” et qui un jour n’a plus rien dit parce-qu’il ne me reconnaissait plus.
Lui que j’ai découvert résistant le jour de son enterrement.
Posted: juin 25th, 2007 at 13:07
Quel rapidité de compte-rendu cher Guzza ! Tu m’épates ! Nu ?! Moi ? Après tout peut-être…je perds un peu l’esprit quand je suis sur scène et je ne me souviens plus de tout après…
Comment va le sblorf ? Les Ours ? Les Anne ? Les Cléof ? Les Manu ? Les Lolita ? les Siegfried ? Les Jojo ? Les Elsa ? et les autres ?
Moi, pour la fête de la musique, j’ai assisté au concert de Romain, elève de troisième B du collège Jean Moulin de Dijon, qui m’a fasciné, avec ses amis,par sa bonne volonté, ses petites lunettes sérieuses, son manque absolu de sensibilité musicale et sa guitare rose bonbon en forme d’étoile. “Un jour en France” par un boutonneux qui se brise la voix pour jamais sous un panneau Galeries Lafayette et 30 badauds hilares…J’en redemande ! Ma fête de la musique ne m’a certes pas inspiré un texte aussi touchant que celui que je viens de lire ici…Mais je me suis bien marré quand même…
Posted: juin 25th, 2007 at 13:21
Hello Félicien
Biz Anne
Guzza> Ce que je deviens ? Rien. Je ne deviens pas, je suis. Ou en un sens je redeviens. Autrement dit ? Je reprends la route, ma maison sur le dos. Sinon je relis et je réécris les passages -nombreux- bâclés d’un truc qui ne sera sûrement jamais édité.
Plus d’ordi ni Internet, je profite donc d’un énième passage - en bon accro - dans un cybercafé pour vous faire part de mon passage à amnéville demain soir, et vite fait pour un coucou à Paname le lendemain et/ou surelendemain.
Bizz le sblorf
Special kiss to Lola.
Posted: juin 25th, 2007 at 14:48
Sûrement parce que je m’étais habituée à ne lire de toi que des textes amusants, j’ai lu celui-ci avec un léger sourire aux lèvres. A vrai dire, ça ne m’a pas donné envie de pleurer, plutôt de rêvasser à ma trajectoire de vie, semée de gens qui se sont égarés en route, que j’ai laissés sur le bord du chemin, qui m’ont oubliés. Avant de sortir dans la foule et le bruit, avec une sérénité nouvelle.
En tout cas, j’aime beaucoup ce que tu écris ! Je te qualifierai bien de romantique effrenée, ultra-moderne. Un truc dans le genre..
Posted: juin 25th, 2007 at 21:21
>L_Ours Ma vanne pourrie sur les mouchoirs ne te concernait pas spécialement. Je sais bien que les ours grognent mais ne pleurent jamais, même en coupant des oignons.
>Lolita/Cousine Lo Moi aussi j’ai trouvé ce texte émouvant et très bien écrit. J’ai parfois du mal avec l’emphase de certains commentateurs, mais ça n’a rien de bien méchant. Par-contre, j’ai horreur des tripes à la mode de Caen, de la langue de veau à la sauce piquante et des commentaires pseudo-pycho-chiants-people-gratte merde de Phy chez Tarrin. Je ne vais pas m’en cacher ici. C’est comme ça.
Bon, et puis si tu veux gueuler un bon coup et dire tout plein de gros mots qui puent du cul, tu sais déjà que tu peux le faire chez les Tontons où il y a toujours des bières au frais et où notre croisade contre la niaiserie blogosphérique continue.
Ou en écrivant une nouvelle Chronix, tiens.
Posted: juin 25th, 2007 at 21:43
Allez, première fournée !
Kick off> Merci merci ;)
LN> Pleure pas ! Le plus doué dans ma famille c’est mon p’tit frère d’un an, il arrive à bouffer ses pieds et une banane en même temps!
Ame perdue> Merci à toi…bisous à ton Olivier.
Okami> Il avait l’air cool ton Salvador…
Setim> Je suis la reine des coquilles, t’as du boulo!
Lolita-la-deuz> Et si on lancait un “Papi-maton”? Avec toutes les photos de nos vieux… et pour ceux qui, hélas, ne les auraient pas connus, ils ont le droit de mettre une photo du grand-père idéal? Mouais…encore un concours dont Siegfried ne donnera jamais le gagnant! ;)
Mayane> Bienvenue je crois! Danke!
Audette> Y’a aussi des papi ronchons mais ils sont tous regroupés dans les bus…
Loki> Toda! L’année prochaine je serai dehors, promis!
Fred> Bah t’avais disparute? :) Dans ses vinyles y’avait que des nanas !
Olivier le renard> C’est qui c’est qui?! :) Merci.
Ma Mamoune> Enfin un commentaire! Et pas n’importe quoi… Moi aussi j’aime tout chez toi…sauf ton chat! (nan j’rigole;)
L’Écrivain> Alors Thankiou!
Siefgried> Tu me gènes…merci ;)
Charly> Gracias! Soyez pas trop impartients, j’ai un gros boulo qui vient de tomber, alors les chronix… :)
Cyril-tout-court> Tabarnak c’que c’est bon de revenir à Montréal! On se fera un truc!
Phy> Choukrane! ;)
L’Ours> Hello :) L’I-pod c’est du paradis en boite! Bizzz
Posted: juin 25th, 2007 at 23:32
Deuxième fournée:
Mon Oncle Paul > J’allais te dire, grand sensible va! Mais tu m’as devancée. Je viendrai me défouler chez vous ;)
Lilou> Arigatô!
Marie-Eve> Camon!
Tonton Cristobal> Hey tonton! J’aurais préféré dynamiter l’Elysée (heu…au cas où y’aurait des policiers dans l’coin, c’est une blague hein, les emmerdes c’est chez les tontons!;)
Julie> Obrigado! Bah oui, j’en fais de la fiction romanesque.
Coussidair>Grazie!
Jojo> Adrienne Pauly, coool! “J’Veux un MEC!”, “J’ai fais l’amour avec un con” etc…
Le Lémurien> Merci pour le “petit texte touchant”. Pour le reste, c’est dit sur ton blog. Tiens, je retourne “intrumentaliser” Siegfried et Manox !
Amy57> on s’comprends :)
Cendi> Vas-y!
Anne> :) J’y étais presque chez ton grand-père.
Dinah > BIENVENUE la collègue à Do ! ;)
Patrick et Kty > Merci les p’tits loups!
Kowine> Welcome!
Kazenokoe> Spleen, j’y vais demain soir :)
Guzza> Salut à toi ô le chanceux qui a pu voir Félicien tout nu!
Cléof> “des rencontres”… racontes !!
Félicien> C’est pas du juste, Guzza il a le droit de venir te voir jouer à Dijon, et moi nada ! (au fait, I-pod retrouvé, désolée :)
Sline> Bienvenue ! Romantique effrenée? Maybe ;)
Pff… après toutes ces réponses je vais direct au lit!
Posted: juin 26th, 2007 at 2:41
Lolita Il a jamais été question que tu viennes me voir jouer à Dijon…? Si ? Booooooooooon…et ben tu peux venir à Dijon pendant deux jours encore, à Semur en Auxois si tu veux même, à Cluny…Ou tu veux, quand tu veux. Et puis si t’as l’âme moins aventurière, tu viendras à Paris avec quelques sblorfers dans ta besace…Vous me regarderez plus jamais pareil…mais je m’y ferai…
Posted: juin 26th, 2007 at 10:55
Ma Doudou, si un d’ces quatre tu m’fais grand père, j’aimerais bien que le (la) môme écrive des jolies choses comme ça sur moi. Fût-ce à titre posthume… Sauf que le (la) môme, question héritage de vinyles, y va pas aller loin, j’te les ai tous laissés… Ça m’étonnerait qu’il (elle) nostalgise sur mon i.pod plein de chansons de Renan, Raphaël, Romane, Dorémus, Élodie Frégé, Beatles et autres Brassens…
Posted: juin 26th, 2007 at 11:10
Salut Oncle Paul.
J’ai écrit beaucoup de conneries sur Fab et Laurel et la première fois que tu m’as dit que c’était aussi indigeste que du pâté au Nutella ça m’a fait réfléchir.
Depuis je suis plus nuancé ou au moins plus prudent, il ne faut pas s’étonner que je fasse une overdose de conditionnels et de périphrases. J’ai horreur de l’emporte-pièce et donc il y aura toujours un risque d’indigeste dans mes propos. J’essaie de me faire une opinion en réfléchissant à haute voix. J’ai l’impression qu’il y a des nuances qui t’échappent mais je n’arrive pas trop à y croire, tu es manifestement intelligent. Je pense surtout que tu n’aimes pas la nuance… et comme mon style t’insupporte tu n’es donc pas nuancé dans tes jugements, c’est somme toute logique.
Ah, j’oubliais que je suis gratte-merde. Ca signifie en fait que j’essaie de vérifier un minimum mes comm’s en me référant à des posts ou d’autres comm’s passés, écrits et datés (au moins date de publication, puisque la date de production est inconnue), et de faire un peu de calcul mental. Il semble qu’internet soit le royaume du présent indéfini, ça peut expliquer le terme choisi.
J’ai toujours tenu à m’enrichir des critiques, mais il y a un moment où ça confine au masochisme et j’apprends peu à peu à ne pas me laisser démolir non plus. Ma foi, on n’a pas la même vision de l’écriture, tant pis.
Posted: juin 26th, 2007 at 11:54
Ah mais, cousine, je te prévenais simplement du manque d’efficacité de l’electricité en matière de démolition architecturale lorsqu’elle n’est pas associée à l’explosif adéquat.
Posted: juin 26th, 2007 at 12:33
Pfff… Je suis enr etard de plusireurs wagons!!!
Et bine j’aime beaucoup beaucoup ce texte là!!! Y’en a un ( parmis les trois dernier) que je n’ai pas trop aimé, mais comme je suis nulle pour m’éprimer, et que je prefere la critique constructive, je n’en dirais pas plus!!!
Ma foi, celui ci, j’aime, car il me convient, me parle beaucoup, je peux tout a fait imaginer et presque ressentir certains moments, alors je dis “Chapeu”
Bon, a bientôt! A quand les prochains pic nic??? Avec ce temps pourri, c’est complexe…
Até a proxima!!!
Posted: juin 26th, 2007 at 12:51
Tout ça c’est bien gentil, Phyphy mais ce n’est pas, hélas, qu’une question de style. Ce serait trop simple. Il y a, comme tu dis, une nuance qui m’échappe : quel est l’intérêt POUR TOI de venir faire de la prose sur les histoires de coeur et de cul de Monsieur Fabrice Tarrin et Mademoiselle Laureline Michaud ? Tu m’expliques ? Le seul “angle” d’attaque intéressant serait, à la limite, celui de la dérision et de la parodie (on est sur internet bordel, pas dans la vraie vie !). Mais dans tes tartines, de la dérision et de la dérision, point il n’y a, hélas. ça reste donc du cancanage de concierge, tellement mal assumé que tu te sens obligé de l’arroser de considérations psychologisantes niveau CP pour rendre le plat présentable. C’est surtout ça qui me fout la nausée à chaque fois. T’assumes pas. Et tu te la pètes en plus. Que Tarrin et Laurel soient de gros exhibitionnistes, c’est, je crois quelque chose qui n’a échappé à personne ! Mais que toi, simple lecteur, tu n’aies même pas l’honnêteté de reconnaître ton voyeurisme et que tu fouilles systématiquement les poubelles des stars en prétendant avoir trouvé je-ne-sais-quel indice à la con pour étayer un soi-disant profil psychologique dont personne à rien à branler, ou pire encore, sous prétexte “d’emphatie” (comme tu me l’as sorti une fois) je trouve ça particulièrement pisseux et faux-cul. Ton style ampoulé gonflos et neuneu, qui n’est que l’emballage pseudo-analytique dans lequel tu emballes tes gros cacas, n’est pas le problème, tu vois. C’est ce qu’il y a dessous qui pue.
Tu comprends mieux maintenant ?
>Lolita Et si tout ce merdier pollue trop les coms de ta note, t’as qu’à tout virer. On s’en fout, on ira faire du catch seins-nus dans la boue chez Tarrin, il a l’habitude.
Posted: juin 26th, 2007 at 12:55
C’est quoi ce blog où les retours à la lignes sont pas captés dans les coms !
Posted: juin 26th, 2007 at 14:55
Lola moi chuis partante pour le papi-maton !! ;-) J’en ai une de mon grand père avec le magnifique maillot de bain de l’époque qui arrivait à la poitrine…. Et mon grand père tout sérieux dessus… Je l’adore! ;-)
Posted: juin 26th, 2007 at 15:05
Oncle Paul > Ah, ça se clarifie ! Merci, on avance (comme dirait Sigismund, c’est mon futal qui est trop serré au niveau des testicules)…
Disons que pour moi, la dérision et la parodie ne sont pas les seuls angles d’attaque valables sur internet. La plupart du temps, quand on me taxe de voyeurisme, il y a toujours une âme charitable pour rétorquer “Mais on est tous des voyeurs ! Seulement, Phy, qu’est-ce qu’il est chiant dans son style !” Zut, alors, on revient au point de départ…
Des fautes d’orthographe m’échappent parfois, mais je pensais bien avoir écrit “empathie” et non “emphatie”…
J’aime les gens qui sont derrière les bulles, les images cliquables et les ChroniX. Ce n’est pas naturel, pour un être humain, de s’intéresser à ses semblables ? Je ne crois pas (ou plus) réduire les gens à leur coeur ni leur cul, et considérer qu’ils n’ont pas d’existence en tant que personne parce qu’on les lit sur un blog, je n’y arriverai jamais. J’en fais trop selon toi, soit. Ce n’est pas méchant. En fait, je réagis rarement directement à un post, mais le plus souvent à un comm précédent qui me semble incomplet. Ca n’engage que moi, ça ne veut pas dire que je me la pète et je suis toujours prêt à reconsidérer mon point de vue.
D’accord, je prends trop au sérieux des choses futiles. Parce que ce ne sont pas les choses, mais les gens qui m’intéressent, et les gens ne sont pas des futilités. Je pense que ça résume mon crime : je donne l’impression d’écrire en me prenant pour un pote de toujours de ou telle star de la blogosphère, alors que j’essaie seulement de mieux les connaître par le biais de ce qu’ils veulent bien nous laisser savoir de leur vie.
Et si on veut réduire à outrance, alors c’est une attitude de fan, c’est tout. C’est la même attitude qui me fait dévorer les pochettes des disques pour apprendre que l’album “Normal” de Franck Langolff comptait parmi ses choristes une inconnue de 12 ans nommée Vanessa Paradis, et que c’est Dave Gilmour et non Roger Waters qui joue la géniale intro basse de “Hey You” sur The Wall. Si je comprends bien, je suis un voyeur de lire ce que d’autres ont pris la peine d’écrire, simplement parce que tout le monde s’en fout. Effectivement, je comprends mieux comme ça.
Posted: juin 26th, 2007 at 15:30
Franck Langolff, mon troisième papa…. Un talent fou ce monsieur. Normal c’est tellement bon! (même si c’est un peu daté).
Oncle Paul- Pas de censure ici, tchatchez autant que vous voulez, j’m'en tamponne :)
Posted: juin 26th, 2007 at 15:43
Lolette, elle est bien jolie cette chronique. toute pleine d’émotion et tout. je le dis? ouais je le dis, j’ai bien failli pleurer moi aussi. je pense que c’est la plus belle que tu aies faites. Pas la plus technique, pas la plus travaillé, pas la plus folle, mais la meilleure. c’est comme ça. puis c’est bizarre de te voir un peu presque toute nue… mais sinon je suis quand même d’accord avec tout: le plus fort c’est ton reuf! il est tellement beau: je veux le même! on se voit peut être ce soir vive adrienne pauly (je sais plus qui a parler d’elle mais elle déchire) et vive renan!
Posted: juin 26th, 2007 at 15:48
Yeah!! Tu viens ce soir!! J’ai quand meme un peu honte d’aller au Paris Paris, même pour un concert…. tiens d’ailleurs ça me rappelle que je dois finir ma bd sur la boite de nuit…
Posted: juin 26th, 2007 at 17:18
M’enfin Phy, ne mélangeons pas curiosité et voyeurisme ! Qu’est-ce que tu me fais là comme pirouette-cacahouète ?
D’ailleurs pour ce qui est du voyeurisme, je ne blâme personne, on est nécessairement voyeur à partir du moment où certaines notes du lémurien ou de Miss Pentel jouent la carte de l’exhibitionnisme.
Mais bon, y réagir comme tu le fais me semble d’une naïveté (ou d’une bêtise) confondante ! Qui plus est, tu nous bassines régulièrement avec le côté “manipulateur” de Tarrin et paradoxalement, t’es le premier à foncer tête baissée pour nous servir tes pompeuse analyses premier degré sur ses supposés déboires amoureux.
Là non plus, je pige pas.
Et puis, merde, c’est quoi cette putain de manie chez le moindre pékin, depuis une vingtaine d’années, de tout vouloir passer à tout prix à la moulinette psy ! Tout le monde est psy maintenant : la concierge, la coiffeuse, ma boulangère, l’instit, la télé et les merdeuses qui commentent chez Tarrin et consort !
Tu balances un dessin vite torché, et hop, y’a déjà dix nains boutonneux qui se prennent pour Freud ! Tu mets en ligne un texte vaguement autobio, et hop, voilà-t-y pas qu’une horde de schtroumpfs en rut, persuadés d’être tes super-poteaux depuis la maternelle, déboulent pour t’expliquer qui tu es !
Putain, mais c’est quoi cette zombification neuronale ! Aucun recul, rien, du premier degré pur jus ! C’est quoi cette niaiserie généralisée !
Que peut-on savoir d’intime de quelqu’un qu’on ne connaît qu’à travers un blog ? Comment peut-on sérieusement envisager UNE SECONDE pouvoir en retirer un matériau tangible pour jouer au psychologue d’opérette comme tu le fais ? Non, sérieusement ? Tu penses réellement que la nature humaine et toute sa foutue complexité peuvent tenir dans la petite boîte qui est posée devant toi ? Si c’est le cas, il faut d’urgence que tu quittes ta galaxie de fantasmes pour poser ta soucoupe volante sur la planète Terre. Vraiment.
Quant à ta légendaire d’empathie (c’est moi qui ai fait la faute), garde-là bien au chaud pour tes amis, tes voisins, ta famille, tes enfants et ta tendre. S’intéresser à ses semblables c’est autre chose, à mon humble avis, que de se branler la citrouille devant un écran en s’immisçant, telle une commère, dans les querelles internétiques d’amants blessés !
Et effectivement, j’exècre les fans, que je conchie jusqu’à la dixième génération.
Et sur ce, je vais prendre l’air, parce que bon, ça va bien !
Posted: juin 26th, 2007 at 17:23
Mangez vos mains quoi.
Posted: juin 26th, 2007 at 17:39
Bonne idée.
Posted: juin 26th, 2007 at 17:42
YOUPIIIIIIII!
Amis sblorfers, c’est sans transition aucune que je vous annonce mon décrochage d’un premier job (vous savez, celui où je n’y connais absolument rien!). Va m’occuper d’essayer de répondre au mieux aux demandes urgentes de logement social dans ma ville du 9-3.
Je vous aime
Posted: juin 26th, 2007 at 18:26
mazeltov Anne!
en voila une bonne nouvelle !!!
Posted: juin 26th, 2007 at 19:31
YEAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH ANNE
Félici(tatio)n !!!!!!!!!
Bon ben c’est pas tout ça faut que je sorte de ma déprime et que je trouve aussi.
On se voit quand pour fêter ça ???
Posted: juin 26th, 2007 at 19:48
Oncle Paul > Ah ben ça ! En voilà une liste intéressante, intelligente et mesurée de mes travers !
La naïveté, c’est le défaut que je revendique le plus. C’est celui qui m’évite le cynisme et le désespoir.
Le côté psy, hélas, je n’ai que trop conscience de l’avoir joué à fond et à tort et à travers, en donnant à tour de bras des conseils fumeux et stupides. Aujourd’hui, j’essaie d’abord de comprendre, parfois de lire entre les cases, mais plus trop à l’intérieur du dessin comme en janvier.
Ca implique une dose importante d’interprétation qui est l’un des défauts que je n’aime pas, mais comme je n’arrive pas à m’en défaire, j’essaie de me remettre en cause lorsqu’on m’indique le contraire. Ca nourrit ma réflexion, de confronter cette foutue interprétation aux réponses des intéressé(e)s.
L’empathie, j’aime bien, et c’est vrai que c’est souvent plus facile avec des gens qui ne nous sont rien qu’avec ses proches, tous les psys (les vrais) le diront. Mais bon, mes stupidités bloguesques nourrissent aussi ma 1st Life, tu sais.
Pour la fan-attitude, j’y resterai accroc jusqu’à la fin de mes jours parce que c’est une attitude de reconnaissance envers le talent et le travail.
Alors bravo Anne, parce qu’on écrit rarement des ChroniX avec des dossiers de logement social et que ça aussi, ça fait tourner le monde.
Posted: juin 26th, 2007 at 20:40
Guzza> Tu déprimes pour de vrai ??? “et que je trouve aussi.” Que tu trouves quoi?
Anne> Yééééééééééééééééééééé t’es la meilleure :)
Pensez à moi demain, j’ai ma soutenance… J’ai moyen préparé et jsuis encore au bureau (j’aime bien dire “au bureau”, ça fait professionnel:-) pour hum… 1h mini.
Phy, Oncle Paul> Ping pong ping pong ping pong ping pong(c’est la balle de tennis ;)
Posted: juin 26th, 2007 at 21:20
Cleof- Courage pour ta soutenance! alors à partir de demain on peut se voir pour enfin nous rencontrer?! Allez, je paie ma tournée!
Guzza- Ben alors mon petit guzza, tu déprimes? On se voit quand tu veux, je vais te remonter le moral moi!
Jojo- Te voilà! Je vais répondre à ton mail, promis!
Posted: juin 26th, 2007 at 21:49
> Phyphy brins d’acier
Comme j’ai peur que Manox nous demande cette fois de manger, non plus nos mains, mais nos organes génitaux, je vais faire court.
- Et bien reste naïf si ça t’amuse, ma foi. C’est mieux que d’aller voler des mobylettes. Oui.Oui-oui même.
- Tu as changé, c’est super, au moins tu n’es plus comme ce blaireau de Julio Iglesias. C’est vraiment super.
- Tu lis entre les cases, c’est super, mais entre les pages, c’est encore mieux, et entre les livres, c’est le top.
- Tes “stupidités bloguesques nourrissent ta vraie vie” ?? Tu veux dire qu’en plus…tu arrives à vendre tes coms ? Joie.
- Les jeunes auteurs qui veulent réellement progresser dans leur travail font en général brûler leurs fans pour ne pas laisser de traces. Méfie-toi, c’est pas très super.
Et parce qu’il faut savoir conclure quand ça devient chiant (comme le disait lady Chatterley à son garde-chasse), Je propose de terminer cette nouvelle engueulade par un grand LOL tonitruant qui résonnera d’un bout à l’autre de la blogosphère et qui ravira les inconditionnels des “fins américaines” où tout le monde s’applaudit en se taillant des pipes et en pleurant de joie.
Ce qui n’est pas facile à réaliser, vous en conviendrez.
Posted: juin 26th, 2007 at 22:01
Bon, ben c’était pas court. Désolé Manox. Mais c’est aussi parce que j’ai bien aéré mon texte pour que Phy puisse y lire entre les lignes.
Posted: juin 26th, 2007 at 23:40
Mais qu’est ce que je fais là moi, jsuis censé préparer ma soutenance …
Bref, notre précédente tentative picniquesque ayant échouée, je propose qu’on s’y prenne un peu plus en avance cette fois…Seriez vous partant pour regarder le feu d’artifice tous ensemble, en mangeant des chenilles, en se prenant en photo, et en buvant de la bière ? Le 14 juillet un picnix sblorfique, ça vous dit ou pas? Lolita, tu seras rentrée? Félicien tu seras toujours nu sur les planches? Jojo, tu quitteras ton Sud pour enfin monter? Fred, tu t’éloigneras de la Suisse pour rencontrer en chair et en os AnnaBella ? Guzza tu seras sorti de prison ? Et tous les autres ??
Posted: juin 26th, 2007 at 23:56
Associer le cimetière Montparnasse à la fête de la musique, m’a fait penser de suite à Serge Reggiani. Es-tu déjà allée l’y saluer?
Ce n’est peut-être pas ta tasse de thé, Reggiani ? Tu préfères peut-être “My name is Luca”, de Suzanne Vega, ou “Time after time” de Cyndi Lauper, titre pêchés (à la ligne?) dans la pile de 33 tours. Ouais, j’adore aussi… Mais quand même : des noms se bousculent tout à coup dans ma tête : Philippe Léotard…. qui “vit”aussi maintenant dans ce même cimetière. Il a vécu, déconné, mais là, il nous manque grave…
Pis, avec la pile de 33 tours dont tu parles, je revois Michel Berger chanter “Mon fils rira du rock & roll”. Superbe.
“Assis dans un fauteuil un jour, Je lui dirai mon fils il faut que tu écoutes, Voilà la pile de trente-trois tours, Mais mon fils rira du rock’n roll…”
En août, il y aura 15 ans déjà qu’il a fait ses valises pour le paradis blanc… “Retrouver les baleines Parler aux poissons d’argent Comme, comme, comme avant…”
Mes pensées volent aussi vers Serge, le fils d’immigré russe, dandy magnifique, flambeur, provocateur et iconoclaste.
Mais j’en reviens à l’autre Serge, immigré italien, lui. Puis-je me permettre de te conseiller de (ré)écouter “Ma fille”? Je trouve que ça colle super bien à la belle relation que tu vis avec ton papounet. Et on peut sûrement transposer, extrapoler, pour celle qu’il a eue avec Olivier S. Elles m’émeuvent ces relations…
“Ma fille, mon enfant Je vois venir le temps Où tu vas me quitter Pour changer de saison Pour changer de maison Pour changer d’habitudes J’y pense chaque soir En guettant du regard Ton enfance qui joue A rompre les amarres Et me laisse le goût D’un accord de guitare…”
Pis tant qu’à parler de nostalgie, Lolita, tu peux plonger aussi dans les paroles et la musique de “Votre fille a vingt ans”
“Votre fille a vingt ans, que le temps passe vite Madame, hier encore elle était si petite Et ses premiers tourments sont vos premières rides Madame, et vos premiers soucis.
Chacun de ses vingt ans pour vous a compté double Vous connaissiez déjà tout ce qu’elle découvre Vous avez oublié les choses qui la troublent Madame, et vous troublaient aussi (…)
Aah ouais, le temps qui passe…, ça la fout mal… J’en connais un autre qui a du mal avec cette idée-là.
Merci pour tes beaux textes qui me font réfléchir, voyager, marrer ou craquer …
Bises,Lolita ! (trois comme en Belgique ou quatre, comme à Paris, si si! lol)
Posted: juin 27th, 2007 at 0:08
Je suis pour l’initiative de Cléof : 1) Parce que je n’ai rien de prévu le 14 juillet
2) Parce que j’avais la même idée
3) Parce que revoir Félicien nu me tente
4) Parce que ça fait longtemps que je ne vous ai pas vu
5) Et surtout parce que ça fait un bail que je n’ai pas vu la douce et délicieuse Cléof, celle qui illumine le Sblorf par sa simple présence et ses commentaires douceureux sucrés comme des loukoums. Cléof bon courage pour demain :-D
Posted: juin 27th, 2007 at 1:27
Ho les gens ! C’est fini oui de déblatérer sur ma nudité ! Oui je serai là quatorze juillet ! Je peux venir avec des vêtements ou pas ? Qu’est-ce qu’on décide ?
Posted: juin 27th, 2007 at 8:54
Oncle Paul, pour faire court avec un petit exemple, quand je parle de naïveté, tu fais mine d’oublier la deuxième partie de ma phrase.
Ce que tu me reproches, en gros, c’est de vérifier souvent s’il n’y a pas une deuxième partie qui m’aurait échappé dans ce que j’ai lu.
Posted: juin 27th, 2007 at 8:59
Moi je serai là aussi. Je ne manquerai pour rien au monde la “douce et délicieuse Cléof, celle qui illumine le Sblorf par sa simple présence et ses commentaires douceureux sucrés comme des loukoums” et surtout les fesses de Félicien.
Posted: juin 27th, 2007 at 9:23
bah faut que je prevois un we sur paname… donc je peux mettre une option sur le 14…mais ca ne dependra pas uniquement de moi pour ce qui est des A/R en juillet voila!
Anne : “tevoila!” comme si j’avais disparu… n’importe quoi ;)
Posted: juin 27th, 2007 at 10:48
Bonjour, alors moi je viens de lire toutes tes chronix et j’ai adoré, tu écris vraiment très bien. On se retrouve tous un peu dedans. Celle ci en l’occurence m’a fait penser à mon grand père à moi qui cuisiner sur un bateau pendant la guerre a refusé de remointer en Lorraine épouser ma grand mère enceinte, elle a alors pris le train en diagonale pour le ramener par la peau des fesses. Mon grand père qui faisait des crèpes et mangeait des sardines au petit déjeuner, qui s’est fait ligoter avec des bas de ma grand mère déjà morte pour se faire voler 100 francs, qui 2 jours avant de mourrir a dit à ma mère “emmène moi chez le coiffeur, je vais crever”. Mon grand père a décidé de mourrir parce qu’il en avait marre, et moi je regrette de ne pas assez l’avoir connu.
Bref je ne veux pas raconter ma vie, je suis heureuse d’avoir découvert ce blog plein de jolis textes et très beaux dessins et une petite question : J’aimerais me procurer ton livre, je peux le trouver où?
Posted: juin 27th, 2007 at 11:13
Oui, Phy, j’avais bien lu, t’inquiètes, je lis toujours tout moi aussi. Mais on est pas chez Mireille Dumas non plus ici, hein ? Prends bien tes cachets.
Posted: juin 27th, 2007 at 13:31
BIENVENUE Aurélie! Merci ;) Mon livre n’est plus trouvable que sur Amazone. Mais il n’a pas grand chose à voir avec les chronix!
Phy, Oncle Paul > MAngez vos langues et vos stylos et vos orteils tant qu’on y est ! Je me barre en Bretagne 5 jours, quand je reviens je veux trouver que des commentaires débiles à la LOL, PTDR et CROMIGNON !
Les Sblorfers du 14 juillet > Hélas je ne rentre de Montréal que le 15, mais faites-le sans moi ce pic-nic….Je me rattraperai la prochaine fois ;)
Ticou> J’adore Reggiani! ça varie des sushis. (Bouh, la blague de merde!!) J’ai honte.
Allez, cassos en Bretagne, je vous laisse le Sblorf !