Linlin cradox

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Oedipe Inside ou la torture du Vélib’ (suite et fin)

Et puis on est arrivés aux Sables d’Olonnes.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, peut-être que c’était le nuage gris qui ne pleurait que sur ma tête, peut-être que je me sentais vulnérable dans la peau de Yoko Ono, ou tout simplement parce que les Sables d’Olonnes c’est pire que marcher dans Limoges sous la pluie avec un ancien amant devenu chauve, bref! Le concert commence, John rentre en scène avec sa guitare et ce charme à rendre jaloux JFK, et là - plus violent qu’un boomerang sous Viagra, ça me percute de plein fouet : y’a que des meufs dans l’public de John!! Des souris sur leur 31, des rondelettes en slim-Converse, des pré-pubères aux lèvres ultra-glossées…

Mais pourquoi ils m’ont pas laissée tranquillement tester les Vélib’?! J’aurais été bien sur ma bicyclette quasi-gratuite, à flâner sur les ponts de Paris en lisant Charly Hebdo ou Picsou Magazine. Au lieu de ça, me v’la plantée au milieu d’une horde de nanas en rut pour mon rossignol, prêtes à m’arracher les yeux si j’approche trop des barrières. Mais où sont les hommes! À croire que la musique ne plaît qu’aux femmes. Pourtant c’est connu, on capte que dalle aux Ré mineurs et aux riffs de guitare, notre domaine c’est la psychologie, les sauces à salade, les enfants quoi! Mais non j’suis pas macho, je veux juste que cette foule féminine cesse de caresse mon John de leurs prunelles aguicheuses.

J’étais donc en bord de scène -les lèvres en sang à force d’y planter mes canines- quand une ado à peu près mille fois plus stylée que moi, hurle par dessus l’épaule du Bodyguard : “C’est qui elle? Remplace-là ! C’est moche les rayures!!”

Les rayures? Moche?! Et puis quoi encore… les fuseaux démodés?

“On n’est pas jalouses! Fais tourner!”

Elles veulent que je fasse tourner mon Oedipe, les folles! Pas question, J’ai survécu à des tas de maladies mortelles pour arriver jusqu’à lui, j’ai même réussi à faire démissionner ma psy.
 
“Allez! Retrouve-nous après le concert, on jouera à la Pétanque!”

C’est dingue les plans drague de la nouvelle génération. A mon époque on proposait une partie de Mickey sur Méga Drive ou d’aller voir Freddy en 3D pour pouvoir se galocher entre deux pop-corn. Si quelqu’un pouvait m’offrir un lance-pierres à Noël, ça m’éviterait d’acheter un snipper avec fléchettes anesthésiantes… Quoi j’ai pas confiance en moi? J’aimerais vous y voir!

S’en suit une heure d’autographes et de photos, avec tripotage au passage. Les musiciens aussi ont leurs fans - en même temps, je comprends, ils ont la classe les John. Pire que Les Musclés.

Après ce concert mythique, on est allé au resto et j’ai écrasé la testicule d’un chien en voulant atteindre les toilettes. Le pauvre, il a payé pour toutes les filles de la terre. Il n’avait qu’à pas vivre aux Sables d’Olonnes.

Quel rapport avec les vélos de Monsieur le Maire?
Une fois rentrée à Paris, alors que je traînais dans le marais du côté des boutiques d’armes blanches, je suis tombée sur une borne Vélib’. Comme je portais mon pantalon spécial sport (le même que tous les jours de l’année), je me suis dit que c’était maintenant ou jamais.

Je fais la queue dix minutes pour atteindre l’ordi, j’introduit ma carte, passe les 18 pages de conditions pré-location et au moment de retirer mon vélo en appuyant sur 1, la machine me crie que cette borne est hors d’usage. Vu que je suis quelqu’un d’assez borné, je file à la station suivante et re-belotte : petite carte Visa, blablabla le réglement de 32 pages, tapez sur 1 : et bam! Gros bugg sur l’ordi, il s’éteint carrément! Mais vu que je suis quelqu’un d’hyper acharné, je cours à la station suivante. Me voila place de l’Hôtel de Ville, en sueur, prête à maudire Delanoe si cette borne me résiste. Je commence à connaître le truc par coeur - la carte, le 120 pages de conditions, la putain de touche numéro un et… Yeah ! J’ai un Vélib’ !

J’enfourche la selle. Elle est trop haute, tant pis, j’ai pas la force de desserrer la vis. Je fais dix mètres en direction de la Seine, fière comme une gamine qui aurait trouvé son poing G, et PAF! Je crève un pneu !

… Résultat, j’ai dû traîner mon Vélib’ jusqu’à la borne suivante. Je peux vous dire qu’on les sent bien les 22 kilos de liberté!

L’avantage c’est que, durant les trente minutes que j’ai passé dans le bus - la peau flasque du dessous de bras d’un vieux me battant contre la joue (impossible de me lever pour lui laisser la place, j’étais HS) - j’ai eu le temps de repenser aux Sables d’Olonnes.

Si j’étais Dieu et que je pouvais condamner, en toute amitié, les fans d’Oedipe à une torture particulière, ce serait de louer un Vélib’ pour l’éternité sans jamais parvenir à la touche numéro un.

Souriez, Dieu c’est pas moi, c’est Elvis.

 

Today is blogday…

Attention, dans cette sélection, pas de blogs de lecteurs (trop facile), ni de blogs orientés web 2.0 (trop chiant), ni de blogs bd (vous les connaissez déjà tous). C’est plutôt une sélection à l’arrache (de toute façons personne va lire ce billet, donc wtf).

Fuck you billy: Le blog d’elixie because ses textes en plus d’être bien écrit me font souvent rire et qu’on peut y trouver des photos de Britney Spears montrant son cul avec facile 5 doses de crack dans le pif.

Darkitude: Un blog qui contient des tags comme “putakrak”, “ponay” et “tachatte” ne peut  pas être foncièrement mauvais, d’autant plus si c’est Nemi qui y raconte ses histoires de gothlineuse.

Francoiscorbier.net : Alors évidement on va me dire que c’est pas un blog, tout ça, tout ça, mais l’abécédaire de Corbier pourrait en être un après tout. Corbier, tu sais maintenant ce qu’il te reste à faire: ouvre un skyblog.

Sexe love et gaudriole : Tout est dit dans le titre, le blog sexe de fluctuat.net, c’est pas trash et ça passe le temps quand tu sais plus trop quoi faire au boulot après ta dixième pause café.

Coredumped : Le blog de Bingirl que je dois bien lire depuis 5 ans. Evidement ça bouge autant qu’un caniche nain écrasé par un 33 tonnes, mais je ne perd pas espoir qu’elle se décide un jour à reposter autre chose que des invitations pour les ventes privées de culottes en cuir démonia. Puis vous avez toujours les archives si vous connaissez pas.

Allez, à votre tour maintenant, vous avez encore quelques heures jusqu’à minuit pour nous faire découvrir ce que vous lisez tous les jours (si ça vous arrive de lire autre chose que Myspace of course).

Ca ne s’invente pas!

Alors que je faisais mon dernier tour de garde de la journée sur mon chemin de ronde numérique, mon oeil a été irrésistiblement attiré par les publicités en haut de la page myspace de Lolita. Tomber sur une telle brochette de pub c’est un peu comme toucher le jackpot au casino de Macao, alors je vous fait de bon coeur partager mon fou rire de la soirée. Enjoy!

N’hésitez pas à dire laquelle des quatre pub vous semble la plus adéquate à la page de Lolita. Perso je ne participe pas de façons à éviter les coups de pompes. A tout à l’heure, car aujourd’hui c’est le blogday, et cela se fête dignement en postant deux fois dans la journée (si c’est pas un putain d’exploit!).

Les Cradox

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Oedipe Inside ou la torture du Vélib’

Est-ce que vous avez remarqué le nombre de bilans qu’on doit faire dans une vie? Ça fourmille de partout ces choses là, pire que le cholestérol.

Démonstration: Depuis le CP, un bilan scolaire en fin d’année, à chaque anniversaire un bilan, un autre pour les ruptures amoureuses et un pour les nouvelles relations quand on franchi le cap des six mois, un pour son médecin, son astrologue, son psychologue, un de nos finances suite au passage à l’Euro, un de Rock en Seine (”t’as pas trouvée Bjork un peu décevante habillée en oeuf de Pâques?”), un autre après une journée de shopping, un des amis qu’il nous reste depuis les élections, un bilan des heures perdues devant Myspace, un de la première saison de Dexter, un pour celle du Sblorf et enfin, LE bilan du Vélib’ et celui des vacances.

Celui là, généralement, il se résume à tant de litres de pastis consommés, quelques heures au soleil, une pincée de kilomètres parcourus sans carte 12/25 ans et d’interminables discussions éthyliques avec ses potes. Bref, les vacances quoi, le Farniente, la bonne glandouille… Mais cette année, j’en avais marre des plans glandouilles, je me suis dit “Ma fille, en Août tu restes à Paris et tu testes les Vélib’!”.

C’était sans compter sur Oedipe Inside. Vous êtes perdus? “Oedipe Inside” c’est le “faux nom de groupe” que je donnerai à mon amoureux et à ses zicos afin de préserver leur intimité. Déjà que je m’apprête à exhiber leur vie de Rock Star, vous voulez pas non plus que je balance leurs mensurations.

Donc, le chanteur d’Oedipe Inside, que nous appellerons…heu… John Lennon… me dit : “Girl, my love, viens en tournée avec moi, tu vas voir comme c’est beau la France, tu vas voir comme c’est cool l’ambiance…

-Cool une ambiance cool. Tant pi pour les Vélib’ : Let’s rock baby ! “

Et me voila partie sur les routes de France, avec mes t. shirt rayés et un jeu de Uno.

Les deux premières dates, tout se passait très bien -aucun regret par rapport aux vélos que j’avais abandonnés à Paris.
Voyager en bus avec des musiciens, c’est un peu comme partir en colonie sans mono et sans craignosses à l’avant du car pour vous vomir dessus. Dans le bus d’Oedipe Inside, quand tu vomis, t’as le droit de le faire par la portière coulissante à pleine vitesse. Yeah! Ça c’est Rock n’roll! Dans le bus d’Oedipe, c’est pas des vidéos sur les châteaux de la Loire qui passent en boucle, c’est les Simpsons avec Hendrix à la bande son. C’est pas non plus une Game Boy qui tourne de main en main dans le bus des copains d’Oedipe, c’est la recette à fou-rires qui fait voir des lapins bleus…

On s’amusait bien avec John le guitariste et John le batteur, sans parler de John à la contre-basse, John au son et John à la régie… Tout ces John dans un même bus, avec leurs trips et leurs tocs de zicos, c’était un peu mon enfance, un peu le paradis psychédélique auquel j’aspire en inhalant…

Et puis on est arrivés aux Sables d’Olonnes.

(à suivre…)

Fashion victim

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Qu’est ce qu’on se marrait…

C’est la rentrée les enfants.

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Les chronix de Ridix

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Coin coin: version couleur

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Vieille comme un genou fripé

 

Hier j’ai eu vingt sept ans. C’est l’heure des bilans, parait-il.

 

Mais vingt sept ans, c’est quoi ? C’est un peu bâtard comme âge- comme un cul entre deux chaises, à moitié ferme, à moitié ridé.

Vingt sept, c’est pas l’âge du Christ et c’est sérieux depuis trop longtemps pour être l’âge de Rimbaud.

Vingt sept, c’est encore tellement loin des prouesses de Jeanne ou même de celle de mon grand-père.

Vingt sept, c’est rien quand on regarde le cosmos. A peine un clin d’oeil dans la vie d’une étoile.

Vingt sept ans,  c’est surtout dix sept années entre moi et l’enfance. Entre les framboises au bout des doigts, le nez collé à la vitre arrière des voitures, et le labyrinthe institutionnel de la vie d’adulte.

 

Dix ans que j’ai quitté l’adolescence, que je ne porte plus de manteau noir sur la plage- l’acné cachée sous une mèche de cheveux gras, à lire Nietzsche tout en rêvant de coucher avec Brad Pitt dans « Et au milieu coule une rivière » sinon rien.

 

Aujourd’hui, bizarrement, je ne comprends plus Nietzsche et Brad a eu un retour de truite un peu difficile.

 

Alors quoi, il faut faire le bilan ? Il faut tirer des leçons de toutes ces heures passées à avoir peur de grandir tout en ayant hâte d’être une vieille femme avec une canne, qui se fout de tout à part des centaines de livres qui lui reste à lire ?

 

Bon d’accord, c’est heure des bilans, pi ça me fera un sujet de chronix.

 

Donc, depuis ma sortie d’utérus, j’ai grandi d’1m70, pris 57 kilos, fais 7 écoles différentes. J’ai perdu pas mal d’amis, j’en ai rencontré quelques-uns irremplaçables. Fille unique puis Grande Sœur, vierge puis… présentée au loup. Je suis passée de punkette nihilistico-romantico-idéaliste à girouette farfelutto-hypocondrico-utopiste. Elevée sous Mitterrand, en berne sous Sarkozy ; j’ai plaqué mes épaulettes, mes fuseaux, mes scoubidous, pour un jean Convers et quelques potes sur Myspace.

 

Vingt sept ans, c’est bien assez long pour se casser deux bras, une clavicule, deux rotules, pas mal de doigts, pour se perforer la membrane inter-maxilaire avec un touilleur à Coca, se faire une demi douzaine d’entorses (dont une en Pologne), se brûler les pieds au deuxième degré, attraper l’impétigo, la teigne, la cystite Québécoise, et même avoir une entorse du muscle temporal à cause d’une dévitalisation cauchemardesque de la molaire droite…. Mais rien de tout ça n’a atteint mon organisme autant que les tequila frappées du Café Campus ou un certain second tour de 2002.

 

Vingt sept ans que mon cœur irrigue mon cerveau pour qu’il puisse fomenter des projets irréalistes, pour que mes doigts caressent de nouveaux visages et que mes jambes me poussent vers de nouveaux voyages.

 

Tout ce temps pour apprendre à connaître mes parents, pour comprendre que la vie n’est jamais aussi belle que dans un grand bordel, quand les familles se recomposent, que les amis avec qui on jouait au Docteur se marient, ou pire, font des enfants !

 

Si peu de temps finalement, pour découvrir ce que l’on a au fond de soi, bien caché sous la carapace en titane.

 

Vingt sept ans, c’est rien non ? Quelques bleus et quelques sourires…

 

Des coquillettes au Pastis, du bac à sable à la cave du Sblorf… qui est chaude et tamisée comme l’utérus de ma mère…

 

Finalement, on en revient toujours à ça !

 

Le serveur maudit

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Le temps passe…

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Fini les vacances, retour à la réalité.

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