Todo Loco

Et voila ça y est à peu pres un an de Todo Loco à dessiner des bonzommes bizares, des micro penis, des seringues, des poulets, des gerbis tout ça. Et c’est pas finit les enfants, je vous annonce pour la saison 2 beacoup plus de petites histoires avec des elephants qui tombent et des vadox qui vont sombrer dans la perversion sexouelle ultime, ou alors peut etre des chevres en jogging qui volent, pas mal comme idée ça!

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Textures #2

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Ils sont la.

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Soirée “Saturday Sblorf Fever” le 17 novembre

Ca se passera donc le 17 novembre à partir de 20h à Paris. Alors comme on a un peu du mal à estimer combien y’aura de personnes à la soirée, voila ce qu’on va faire: ceux qui viennent, vous nous envoyez un petit message par le formulaire contact (à Siegfried) en précisant combien vous serez. A priori les places sont pas limité, mais si vous êtes 300, ça va pas le faire. Le lieu exact sera dévoilé lors d’un jeu de piste dans les égouts de Paris, ou tout simplement sur le site, on hésite encore…

Tout le monde peut venir, même les blogueurs bd, les culturistes, les collectionneurs de gravier, les Laurel etc etc… Donc tous à vos coms et oubliez pas de nous laisser un petit mot par le formulaire de contact.

Croquis du Japon (postés sous le nom de Manox mais dessiné -comme elle peut- par Lolita)

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Le civet de lapin, c’est saké bon!

À peine arrivée à Roissy, le lapin qui trottait sur la piste d’atterrissage m’a dit en clignant des paupières : “Et si pour une fois tu faisais une chronique sérieuse? Un truc culturel sur la Japon par exemple…”

Un truc culturel… Sur le Japon… Et puis quoi encore le râble! Comment tu veux résumer une culture aussi complexe en une simple chronix fast food pour le web? Honnêtement, qu’est-ce qu’on connaît de ce pays en dehors du trio classique sushi-geïsha-samouraï? On connaît rien. Enfin, vous surtout, parce que moi quand j’étais petite je voulais faire Japonaise comme métier, alors j’ai quelques notions. Mais c’est pas pour ça que je suis capable de vous expliquer le pourquoi du comment de ce pays du bout du monde. J’ai aussi voulu faire cosmonaute, pourtant j’ai une vue pourrie… Et toi Bugs Bunny, tu crois que j’ai réponse à tout, que je sais si Godzilla est un gros lézard ou un petit dinosaure? Pourquoi les Yakuzas se coupent le p’tit doigt et comment ils font pour se gratter l’intérieur de l’oreille? Est-ce que la brochette boeuf/fromage existe dans les Yakitori nippon? Comment les bébés sumos font pour sortir de l’utérus de leurs mini-mamans? Et la grande question : est-ce qu’une geisha ça couche? Tu veux que je réponde à toutes ces interrogations cruciales? Tu crois que MOI j’ai compris un truc à ce grand bordel ?!

Ok, mon lapin. Ouvre bien tes oreilles, je vais te raconter le pays du soleil levant. Ça va être beau comme une fleur de camélia dans la rosée du Mont Fuji.

Le Japon, vois-tu mon animal, est une terre de contrastes. Là-bas, le moderne côtoie l’ancestral; les geishas parées des plus beaux tissus déambulent dans les néons d’Harajuku; un dôme en ruine se dresse au milieu d’ Hiroshima reconstruite. Là-bas, les portes des taxis s’ouvrent par magie, au risque de vous péter les tibias; dans chaque building, il y a des consignes à parapluie, des toilettes chauffantes qui font de la musique quand on pose nos derrières sur la cuvette, des jeunes femmes qui distribuent des mouchoirs en nous rappelant qu’on n’a pas le droit de fumer et de marcher en même temps. Là-bas y’a même des vieux pour décoller les chewing-gum des trottoirs… Et pendant ce temps-là, dans les jardins, des moines classent les graviers selon leur taille…

Ouais. Le Japon c’est tout plein de contrastes, comme ils disent dans les guides… Mais le plus gros de tous, c’est quand deux françaises se retrouvent dans le métro. Première différence, elles ne dorment pas. Là-bas tout le monde roupille et personne ne parle. Si on leur envoyait l’orchestre Tzigane de St. Michel, ils tomberaient en syncope. Le plus étrange, c’est qu’ils s’écartent de nous quand on s’assoit à côté d’eux. Peut-être que c’est parce que je toussais comme si j’avais choppée la grippe aviaire… Ou alors c’était pour nous laisser de la place - c’est vrai qu’il y a une différence de carrure : difficile de confondre nos popotins avec celui des Japonaises, sans parler de la poitrine de Déborah. Au Japon les seins de ma copine, ils font trois fois leur taille et sont comme le Saint Graal : ça donne envie de toucher, mais ça fait un peu peur. Quelques vieilles s’y sont risquées, elles ont peloté gentiment son décolleté et ont marmonné un truc qui ressemblait à une prière Yiddish, sauf que ça ne devait pas être du Yiddish sinon ça ne serait plus du Bouddha. Je pense que, grâce à ses nichons, Débo a sauvé pas mal de récoltes et guéri deux trois cancers. Les miens se sont tenus tranquilles dans leurs petits bonnets. Chacun son job, tout le monde peut pas être porte-bonheur.

Tu vois Goupil, le Japon est un pays animiste, attaché aux petits rien, attentif à la nature… Du coup, faut s’adapter. Un soir dans un resto, j’ai du mimer l’aile de poulet et l’épis de maïs pour passer commande. C’était surement à classer dans les “pires hontes de ma vie”, mais peut être qu’un jour ça me sera utile. Si je n’arrive pas à devenir cosmonaute ni écrivain, je pourrai toujours faire aile de poulet professionnelle. Épi de maïs, c’est vraiment trop dur.

Mais le grand secret du Japon, c’est que tout se passe dans des petites pièces cachées. Par exemple, si tu veux te masturber en publique, pas de problème, va dans un cyber café et enferme-toi dans un box. Avec un peu de chance, des Françaises ne te prendront pas en flag. Si tu veux tester tes talents de chanteur, grimpe au 18ème étage d’un immeuble et défoule-toi sur du punk rock, tout seul dans une pièce de six mètres carrés. Nous, on a hurlé comme des dingues pendant douze minutes trente et après on a courru comme des folles pour pas rater le dernier métro. Intense.

Bah voila, c’est un peu tout ça le Japon… Et puis il y a le saké. La boisson des Dieux… Le Dieu qui m’est apparu à moi, c’est le Dieu des lapins. Allez savoir pourquoi, mais depuis que je suis alcoolique du saké, je rêve de lapins, j’en vois partout, dans ma baignoire, au coin des rues, dans les prunelles de John, parfois même je leur parle. L’alcool de riz, c’est plus redoutable que n’importe quelle extasie. Je crois que je suis resté bloquée dans le monde des lapins roses. C’est un pays magique, un peu fou et un peu effrayant… Un endroit impossible à raconter dans une chronique. Un endroit comme le Japon, qui nous échappe toujours quand on pense l’avoir saisi.

Quand aux geishas et à leur libido, z’avez qu’à allez sur Google, parce que c’est l’heure de l’apéro. Allez, tu viens mon lapin… Pis arrête avec tes idées à la con - les chroniques culturelles c’est chiant comme une fleur de camélia dans la rosée du Mont Fuji.

Concerto en ré majeur.

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En vrac

Salut, en rangeant ma piaule je suis tombé sur des vieux dessins alors les voila quoi. old.jpg

Deuxieme fournée

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Première fournée

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En paix

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La science c’est beau.

Textures

Quelques recherche d’images réalisées sous Phototruc à partir de dessins fait à la main et sous Illustrator.

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Todos Locos?

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Hiroshima, my love, t’aurais pas vu ma côte flottante?

  La plupart des gens choisissent leur voyage en fonction de la blancheur du sable, la hauteur des pyramides, la beauté des filles. Avec Débiche, nous, c’est la guerre. Si l’histoire du pays est lourde en bombes et en morts, on y va. Non, ce n’est pas du voyeurisme -pour ca on a les blogs-, c’est juste parce qu’on se dit qu’il y a des lieux sur la planète marqués par les erreurs et la folie humaine, et que ces endroits on veut les connaitre, pour essayer de comprendre… Evidemment, y’a rien à comprendre. Cette facon de voyager a un avantage, elle laisse un choix infini de pays , étant donné que notre petite terre explose d’un peu partout.

Bref! La premiere fois qu’on est parties très loin en abandonnant nos parents, c’etait pour aller au Vietnam. Un mois pour découvrir ce pays, essayer de comprendre ce peuple qui a vécu tellement de guerres et qui continue toujours à avancer…Tu parles! À peine arrivées à Saigon, même pas le temps de pleurer sur l’Histoire : Débiche se choppe une conjonctivite carabinee, elle se met à ressembler à Elephant Man qui se serait pris des gnons, du coup on file à l’hosto. Je vous passe les détails, le pus, les crouttes, les enfants opérés à la chaine sur le meme brancard, et je saute quatre jours plus tard à Hue ou deux petites nanas en quête de guerre se trouvent au milieu de la tempète du siecle. Un mètre vingt d’eau dans la rue, notre hotel à 4$ est inondé, moi, pieds nus pour pas niquer mes seules basket, qui marche sur un rat en voulant sauver Débiche tombée dans un trou…L’horreur ! Pire que les raids americains!

Le lendemain, plus rien, même pas une trace de boue pour témoigner de nos mésaventures.

Laissant nos parents appeler toutes les ambassades du Vietnam pour nous retrouver, on continue notre voyage. Hoi An, Danang, Hanoi, puis la Baie d’HA-long - histoire de faire une pose côté Musées sur l’Agent Orange. Ahh…La Baie d’HA-long… On se retrouve sur un petit bateau, sur l’eau, au milieu de nulle part, avec face à nous, un garde sur un radeau. Apparement il y a une “frontière aquatique invisible”, il faut payer pour passer la vague. Comme on est sur un bateau, sur l’eau, au milieu de nulle part (vous suivez?), on paye et on se retrouve sur une ile, sur l’eau, au milieu d’une horde de singes enragés. Juste le temps de me faire attaquer par trois singes, mordre jusqu’au sang et à l’os et hop! retour sur le bateau, où un mec me tartine les jambes de baume du tigre pour me rassurer. Ça valait le coup de payer pour attraper la rage !

Le Vietnam, c’est la survie au quotidien, les Américains n’avaient aucune chance.

Ensuite, on est allees en Pologne. Arrivée à Cracovie, je ne sais pas ce qui me prend, je me laisse tomber du train avant même qu’il soit en gare. Peut-etre que c’était l’atmosphère générale qui me collait le blues ou peut-etre que j’avais hate de voir le Ghetto… résultat : une entorse géante qui fait mal jusque dans le Lonely planet! Allez vous trimbaler un sac de routard avec une entorse et une Débiche en pleine dépression, un dimanche blafard en Pologne - y’a de quoi entamer la bouteille de Ricard. Mais comme disent les Polonais à ceux qui veulent se souvenir :”Show must go on!” Rebelotte hopital, rebelotte on n’a pas le temps de pleurer sur les ruines. Je ressors deux heures plus tard, la cheville collante de baume du tigre et entourée de papier cul, le moral en dessous de zéro parce que j’ai raté le ghetto. “Allez, on va à Auschwitz et on rentre…”

La Pologne, c’est pire que Limoges et les Sables d’Olonnes réunis.

Tout ça pour dire que les pays au lourd passé -même s’ils nous marquent à vie, comme le Vietnam où je suis retournée quatre fois-, ne nous réussissent pas toujours côté santé. Et le Japon ne fait pas excéption.

Depuis le debut, Débiche a recensé une dizaine de petits bobos, ampoules, aphtes, tendinite du pouce, mycose de l’orteil, etc… et moi je me suis peté deux côtes en toussant de traviole. Je sais, vous pensez que je ment, que j’hypocondrise (vous croyez en rien, c’est moche) et pourtant c’est la vérité vraie. Face au dôme de la bombe A, à Hiroshima, j’ai voulu cracher mon dégout et mes derniers miasmes hors de mes poumons fatigués, mais j’ai juste réussi à faire exploser mes côtes flottantes. Y’a eu un “KRARK!” et “krak” c’est jamais bon signe, surtout quand ça vient de l’intérieur de vous. Depuis, je boite, allez savoir pourquoi, et je ne peux plus tousser sinon je meurs. Du coup j’étouffe, et je meurs un peu. Mais pas de panique, j’ai du baume du tigre. Ca a bien marché pour les singes et la Pologne, ça devrait suffir à Hiroshima…

Hey, Débiche? Qu’est-ce que tu dirais de l’Irak pour notre prochain voyage? Il nous reste encore tellement de maladies et de blessures psychosaumatiques à attraper!