Appel aux armes
Le net me surprendra toujours et c’est pour ça que je l’adore. Hier, alors que je surfai sur cette immense décharge qu’est notre réseau, vla pas que je tombe sur une page qui m’interpelle.
Mais, est ce bien du Sblorf que l’on parle? Est ce bien de notre chroniqueuse préférée dont il est question? Mais oui! Et en plus pour une sorte de concours de miss pour le moins étrange (genre on prend ta photo sans te demander ton avis et on la colle en page d’accueil du site en pompant à l’occasion quelques uns de tes textes).
Bon cela dit ça me fait tellement rire que plutôt que d’envoyer un pote tchétchène leur expliquer les bases de la politesse, je vais tous vous inciter à aller voter pour Lolita afin de la faire devenir MISS SPACE 2008!!!! En plus elle vient de se faire voler la première place et ça franchement, c’est pas tolérable!
PS: Et en plus ils ont collé ma vieille gueule juste en dessous, je suis vert :P
La chambre de Thomas Noton
Il y a quand même quelque chose qui me turlupine quand on aborde le sujet des défauts.
Pour la radinerie, je comprends, la jalousie, l’égoïsme, aussi. C’est évident pour la lâcheté, l’hypocrisie et pourquoi pas l’hystérie.
Sur tout ceux-là, on tombe d’accord… Mais est-ce que la curiosité est un siii mauvais défaut ?
Sans curiosité on n’est rien qu’une plante verte qui attend que ça pousse. Vous les voyez les vieux grincheux blasés qui s’intéressent à rien - vous trouvez que ça donne envie, que c’est plus “cool” d’être détaché de tout ce qu’il se passe autour de soi ? C’est pas plus sympathique, franchement, de se mêler des affaires des autres?
Moi j’ai choisi mon camp, je trouve que tout me regarde et je fourre mon nez partout. Pis comme je suis sympathique, je fais tourner les secrets, ça serait dommage de les laisser croupir dans ma caboche. Le problème, c’est quand la paranoïa s’ajoute à la curiosité : avec toutes ces qualités, impossible de nous cacher quelque chose. Oubliez les fêtes surprises et les guet-apens, un vrai curieux-parano les déjouera à tous les coups. À chaque fois qu’une date important approche, j’observe mes amis pour découvrir ce qu’ils préparent. Une fois j’ai même démantelé un anniversaire surprise qui n’existait pas. Bon, c’est vrai qu’au bout du compte j’étais déçue et fâchée contre mes potes ingrats, mais c’est les dommages parallèles d’une vie de curieuse. Comme pour les parachutistes, y’a bien des fois où ils s’écrasent.
Quand j’étais gamine, mon jeu préféré c’était le “Détective”. Je me préparais psychologiquement pendant des heures, je m’équipais d’un mini-carnet comme Basile et de mon plus beau stylo quatre couleurs, puis je rampais dans tout l’appartement pour aller me cacher derrière le canapé du salon et espionner les conversations des adultes. J’ai noté des trucs de dingue dans ce petit carnet, du genre “t’as trouvé du Nesquik? - demain j’irai pas au yoga, le prof est mort pendant sa retraite au monastère - Lola s’est encore foulé un doigt à l’école, on va finir par prendre une carte de fidélité à Saint-Vincent de Paul - dis, tu saurais pas qui a dessiné des lapins au Cayola sur la table basse?”
Le coup des lapins, c’était moi, j’avoue.
Non seulement j’épie les conversations, mais je fouille aussi dans les tiroirs. Me laissez jamais dans une pièce toute seule si vous tenez à votre intimité. D’un autre côté, si vous me laissez toute seule dans votre chambre, c’est bien pour que je me mette à l’aise, non?
Bref! Ce qui me perturbe le plus, c’est les gens qui me cachent quelque chose. Thomas Noton par exemple. Thomas Noton c’est le meilleur ami écossais de mes parents. Je le connais depuis que je suis née, c’est à dire y’a longtemps. Je l’ai battu pas mal de fois au Poker, sans tricher; on a même traversé le Québec dans une caravane sans frein et on s’est fait péter dessus par un putois - Oui, Thomas Noton c’est un peu comme un deuxième père pour moi, vous savez, celui qui préfère le thé au Ricard et qui joue à la pelote basque à 60 ans alors que moi j’ai du mal à monter les marches du métro à 27. Ce genre là.
Et bien figurez-vous que monsieur Thomas Noton me cache quelque chose, et ça ne date pas d’hier. J’ai réalisé il y a quelques semaines, qu’il habitait depuis plus de 30 ans dans un petit studio du marais et que je n’avais jamais été invitée chez lui. Déjà, c’est pas très urbain. Mais en approfondissant mes recherches, j’ai découvert pire : personne n’est JAMAIS allé chez lui ! Si c’est pas dingue ça ! Pendant trente ans, il a réussi à cacher sa maison - jamais, au grand jamais! un être humain n’a mis les pieds de l’autre côté de cette porte au 4ème étage d’un immeuble délabré…
Et tout le monde s’en fout. Il pourrait cacher des cadavres dans tout ses placards, avoir une femme agoraphobe qui vit chez lui, de la moquette orange et des installations à la “Alexandre le Bienheureux” au dessus de son lit, personne ne dirait quoi que ce soit parce que PERSONNE N’A JAMAIS VU SON INTÉRIEUR! Ça me rend folle. Plus j’y pense et plus je focalise. Pourquoi ce mystère, pourquoi tant de secrets, c’est trop cruel pour moi. Quand je lui pose des questions il s’esquive à l’anglaise, ce qui est assez moche pour un écossais :
“Mais est-ce que t’as un micro-onde?
-Maybe…
-Comment tu fais quand t’as un copine?
-On va chez elle…
-C’est un lit double, un futon par terre, un canapé qui se déplie ou tu dors appuyé contre le frigo?
-J’ai pas de frigo…
-Pas de frigo?! Mais comment tu manges et de quelle couleur sont tes murs?
-J’ai du Lipton, des paquets de Pépito, les murs je sais pas trop…
-Est-ce que tu m’invites si je te raconte un secret sur l’un des Sblorfers? Fais voir ta clef - je peux te l’emprunter une heure…? Tu serais pas dealer de Ganja pour toute la côte ouest de Miami?
-No No No ! (avec l’accent british)”
Voila. Une vraie torture n’est-ce pas? Cet homme est diabolique. Plus il va se défiler, plus je vais le persécuter. À présent c’est devenu une affaire d’honneur, s’il ne m’invite pas chez lui, j’y entrerai par effraction.
Mais Thomas, tu ne me laisserais pas en arriver là, hein? Ça ferait “récidive” après le scooter, si je pétais ta porte pour découvrir le grand mystère - t’aimerais pas que j’ai un casier judiciaire à cause d’un tout petit secret que tu veux garder pour toi, you little selfish… Après tout ce qu’on a vécu ensemble Thomas - le putois, le poker, le “tea-punch”-, tu peux bien m’inviter à dîner. J’amènerai les Pépito… Allez, steupl’… Et t’inquiète pas, ce qu’il y a dans la chambre de Thomas Noton restera dans la chambre de Thomas Noton, personne d’autre ne sera au courant. Promis… promis juré craché!
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Sinon, y’a pas quelqu’un qui aurait un pied de biche?
……
Encore quelques vieilles images zarbi réalisées à partir de textures. Promis le prochain artvorx je fais des dessins avec des petites fleurs et des etoiles.












