Shining !
Y’a des immeubles sympa, où l’ambiance est cordiale, où il est même possible d’aller boire des pots chez ses voisins. Des immeubles tranquilles, où les mouches elles-même se fatiguent avec le vrombissement de leurs ailes. Y’a des immeubles bordéliques, où chacun y va de sa mélodie, où ça gueule et ça crie à tous les étages, mais où tout le monde s’en fout parce que personne n’entend.
Partout, dans chaque quartier, chaque recoin de chaque ville, y’a des gens qui vivent les uns au dessus des autres et qui survivent à ça.
Et puis y’a mon immeuble. De l’extérieur, il fait bonne figure. Il se tient bien droit face au cimetière, propre sur lui, presque classé parce qu’une jeune fille rangée y a écrit ses mémoires. Les fenêtres des années trente branlent un peu, laissent passer des courants d’air -juste assez pour refiler une conjonctivite à un chat-, mais en gros, c’est un immeuble banal, comme il y en a mille dans Paris.
Et pourtant. Au rez-de-chaussée de cet édifice maléfique vit la gardienne du temple, Madame Petitrideau. Impossible de traverser le hall sans qu’elle soit au courant. Comme je n’aime pas qu’on soit au courant de tout mes déplacements, j’ai essayé d’esquiver le regard indiscret en ouvrant la porte tout doucement, sans la faire grincer, mais ça me prenait dix minutes pour rentrer dans l’immeuble; j’ai marché sur le bout des orteils, je me suis accroupie en passant sous sa fenêtre, mais rien n’y a fait : aucun va-et-vient ne lui échappe ! Ce manège n’a servi qu’à déclarer une guerre ouverte entre elle et moi. Grand match Parano Versus Fouineuse ! Résultat, Madame Petitrideau, qui a ses relations à la Post, m’a éliminée petit à petit de la liste des habitants de mon immeuble. À présent, les lettres retournent au guichet avec la mention “N’habite plus à cette adresse” et officiellement, le seul qui vit dans mon appart’, c’est John !
Au premier étage il y a une Japonaise étrange, qui ne sort jamais de chez elle et qui n’a aucun meuble à part des plantes. De la cour, quand je grimpe un peu sur le pot de fleur en m’agrippant au rebord, j’aperçois ses fenêtres. On dirait qu’elle vit dans une jungle poussiéreuse. Chaque feuille est recouverte d’une épaisse couche de crasse, des lianes tombent des appliques et l’éclairage est au néon. Parfois j’imagine qu’elle est agoraphobe, qu’elle s’ennuie des forets du Kyushu. Parfois aussi, elle est dealeuse de drogue et camoufle son cannabis au milieu des bambous et autres plantes en pot. Madame Ficus n’est pas méchante, mais bizarre quand même.
Dans l’appartement à côté du mien, je crois qu’il y a une secte. Le soir j’entends des bruits étranges, comme des cris de poules et des versets psalmodiés. Depuis six ans que je vis ici, jamais je n’ai vu mes voisins. Pas une seule fois je ne les ai entendu rentrer, croisés dans les couloirs ou aperçus dans le hall. Pourtant je guette. J’aime bien être au courant de tous les va-et-vient.
Au dessus de chez moi, il y a une dame rondelette qui ressemble à une poule. Elle se promène toute la journée avec ses talons aiguilles, KLAK! KLAK ! sur le carrelage pour passer l’aspirateur, KLAK! KLAK! sur le carrelage pour donner à manger au chien, TSSHIK ! TSSHIK! les griffes du caniche sur le carrelage pour éviter l’aspirateur, TSSHIK! TSHIK! les griffes du caniche sur le carrelage pour fuir l’adolescent à la voix qui mue. “MmmaAaMmmaaheuu ! Allez steupl’, j’peux aller voir mes potes ce SOOiiir !” (Imaginez une voix d’ado mutant en pleines négociations). “NoooOn ! Pas question de traîner sur les trottoirs !” (Imaginez une voix de poule mal léchée). Parfois j’aimerais bien que mes voisins invisibles prennent cette poule pour leur prochaine cérémonie.
Au deuxième y’a une vieille qui crie “Youhou ! Y’a quelqu’un dans la maison ? Youhou ! Y’a quelqu’un dans la maison ?” Personne ne prend jamais la peine de lui répondre, alors parfois en passant je dis “Oui y’a quelqu’un dans la maison” et elle répond “Casse-toi!”. Les vieux ça perd la boule et ça fait peur.
Et enfin, la pire, mon ennemie jurée, la folle furieuse du troisième étage : Madame Y’aTropD’BruitJ’DeviensBarjo. Avec elle, l’immeuble se transforme en Shining. Je crois qu’elle vit l’oreille collée à notre plancher pour être certaine d’entendre le moindre de nos déplacements. Tous les trois jours j’ai une lettre de plaintes sous ma porte : “C’est invivable, vous marchez dans votre appartement ! Vous allez aux toilettes la nuit ! Vous parlez ! Vous jouez de la guitare le dimanche après midi ! VOUS ME RENDEZ MANIACO-DÉPRESSIVE, MÊME MON FILS TROUVE QUE J’AI UNE SALE GUEULE !!” Pas besoin de Jack Nicholson pour qu’un immeuble devienne flippant, suffit d’une timbrée qui veut vous interdire de pisser et marcher. Au début j’étais gentille, je me retenais d’aller aux toilettes le plus longtemps possible et marchais le long des murs pour éviter le bruit, mais à la dixième lettre j’ai commencé à perdre patience. Maintenant je ne rêve que d’une chose c’est qu’elle soit kidnappée par la secte aux poules, séquestrée par la Japonaise pour servir d’engrais au cannabis ou dénoncée à la Poste par Madame Petitrideau pour passages trop fréquents devant le local à poubelles.
Quoi? J’ai l’air d’une psychopathe à épier mes voisins, souhaiter l’enlèvement d’une dingue et éviter ma gardienne? Il faut bien que je me fonde dans le paysage. Ici il n’y a que des fous. Allez savoir à qui emprunter un tire-bouchon dans cet immeuble. Et le comble, c’est que je “N’habite plus à cette adresse” ! Quoi Meudon? Pff, meuh non. Je l’aime bien cet immeuble de barjots. Tiens, d’ailleurs, “Y’a quelqu’un dans la maison?”
Y’a une touffe de poils en rut qui habite chez moi !
Depuis cinq jours y’a un chat qui vit chez moi. Je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai vendu mon âme au diable et accepté de garder Lili pendant dix sept jours. DIX SEPT JOURS ! C’était peut-être pour remercier ma mère de toutes ces années de dévotion ou simplement pour avoir bonne conscience. Faut dire qu’avant, c’était mon chat, mais la vérité c’est que, dès qu’elle a grandi, je ne l’ai plus aimée. Espérons que ça ne fera pas ça avec mes gamins, parce que je ne sais pas qui acceptera de les garder pour moi si j’en veux plus une fois ado. Avouez qu’un bébé chat c’est trop mignon, mais adulte ça perd son intérêt. Comme les lapins, les plantes, les politiciens, les poneys et les caïmans. Comme pas mal de choses finalement.
Mais bon, il faut prendre ses responsabilités de temps en temps, alors j’ai migré toutes ses affaires chez nous - litière qui pue, bouffe qui pue, brosse pleine de poils, doudou baveux- et j’ai posé Lili sous l’étagère à cd. Elément nouveau près d’élément nouveau. À croire qu’elle non plus n’aime pas les étagères, au bout de deux secondes elle a filé à la porte et est restée toute la soirée à attendre qu’on la laisse repartir chez ma mère. Du genre, première nuit d’un gamin en colonie de vacances.
“Hauts les coeurs Lili ! Tu vas voir, ça va être super ici, un peu comme un week-end de dix sept jours chez une tante baba-cool. Et puis ça m’entraînera pour garder mon p’tit frère.”
Visiblement, je ne l’ai pas convaincue. Elle a passé la première nuit collée à la porte alors que je lui avais fait couler un bon bain chaud pour la mettre à l’aise. Les chat sont des animaux ingrats.
Les jours ont passé et je me suis rendue compte à quel point c’est stressant d’avoir une bête en appartement. Je passe mes journées à flipper qu’elle s’échappe et se perde dans l’immeuble, qu’elle se fasse assassiner par la voisine du dessous qui nous déteste (et qu’elle finisse comme le lapin dans “Liaison fatale”!), qu’elle se noie dans les toilettes, empoisonnée par les pastilles d’eau de Javel parfum lavande, qu’elle avale un mediator, s’électrocute sur mon fer à repasser, s’étouffe sous la couette ou pire, qu’elle se jette par la fenêtre pour attraper les oiseaux du cimetière! Toutes ces tensions me rendent marteau, je ne peux plus faire un pas chez moi sans angoisser pour le chat et quand je sors, c’est l’enfer. Je l’imagine agonisant sous l’étagère à cd qui se serait pétée la gueule sur elle, en train de miauler à la mort pour qu’on lui rende sa liberté.
Le soir, quand je rentre, elle me regarde avec ses yeux pleins de poils, me culpabilise de l’avoir déracinée. Je sais Lili, ici y’a pas de terrasse pour faire pipi dans les fleurs, oui je sais, ici les seules plantes qu’il y a c’est des cactus mourants mais putain, adapte toi! T’es un fauve urbain, tu devrais survivre à la jungle de mon appart’. Pense un peu à ma mère, qu’est-ce qu’elle dira si elle retrouve son chat avec les yeux cernés et une grosse crève parce qu’elle a dormi dix sept jours dans le courant d’air qui vit sous ma porte d’entrée. Manquerait plus qu’elle me fasse une dépression nerveuse. Est-ce que ça existe le Lexomil pour chat?
Heureusement, au bout de trois jours, elle s’est trouvée une occupation qui lui a fait oublier ses soucis d’exilée : à présent Lili drague mon John. Peut-être qu’il a des phéromones attractives pour les petits mammifères, peut-être que la technique pour se la mettre dans la poche c’est tout simplement de la caresser plutôt que de lui proposer un bain moussant, bref : Lili est amoureuse de mon copain et compte bien m’évincer. En soixante douze heures, mon p’tit homme est devenu son chouchou; elle me zappe complètement depuis qu’elle l’a rencontré. Si vous voyiez les numéros de charme qu’elle lui fait. Et que j’me frotte à toi, et que je ronronne violemment sous tes caresses. Ils passent des heures collés l’un à l’autre, à discuter en langage chat pour que je ne comprenne pas qu’ils se foutent de ma gueule. Cette chatte est en phase de drague intense, elle a mis le grappin sur John et me fait bien comprendre que je suis de trop dans leur couple.
C’est injuste, parce que c’est moi qui lui donne à manger après tout. À chaque fois qu’il ouvre la boite de Sheba, John a des relents et court à la fenêtre pour pas vomir. Du coup c’est Lola qui s’y colle, heureusement que j’ai l’habitude de lutter contre les nausées. Mais c’est vrai que c’est immonde - s’ils pouvaient manger de la nourriture normale comme nous, les chats seraient bien plus tolérables.
De toute façon, les chats c’est con, ça fait jamais rien. Ça bouffe, ça dort, ça produit des petites boulettes de pisse amalgamées et quand tu lui tapotes sur le derrière, ça se dresse de manière indécente en poussant des espèces de “Rrrouuumiaouwwwgrrrllllmiaowrouuh” aguicheurs. Allez, John, lâche un peu Lili, ton animal c’est moi, c’est MOI ta créature câline !
Mais Lili n’est pas d’accord. Elle a mis au point une technique imparable pour m’éloigner de John. Dès qu’on met un orteil sous la couette, elle rapplique illico et attend que ça chauffe. À croire qu’elle a un sixième sens pour les scènes coquines. C’est un peu comme s’il y avait un enfant assis dans le coin de la pièce, regardant les ébats privés de ses parents. Et moi ça me bloque! J’ose plus faire un geste, impossible de me lâcher avec deux pupilles félines rivées sur ma culotte! Ce chat est diabolique. Quoi j’suis prude? demandez à Clara Morgan si ça ne la gênerait pas de pratiquer son travail sous les yeux d’un chat possessif.
Maman, heu, comment dire… Tu pourrais pas revenir de là où t’es et récupérer ton chat ? Parce que si ça continu comme ça, je vais finir parano, jalouse, hystérique et asexuée. Hein maman, tu ne souhaites pas ça à ta fille quand même ? Bon, ok, on fait un deal : je garde Lili mais quand mes enfants seront ados tu les prendras chez toi. Ils seront bien plus heureux à pisser dans les fleurs de la terrasse. Et ça les changera du palier de la porte d’entrée. Penses un peu à la voisine du dessous qui nous déteste, t’aimerais pas que tes petits enfants finissent comme le lapin de “Liaison Fatale”, à bouillir dans une casserole? On est d’accord.
Allez viens Lili, c’est l’heure du bain.
Vite John! Profitons-en tant que le chat est noyé !
Le retour du dentiste de la mort qui tue
Non. Non non non NON! Je ne te sens pas, je n’ai pas mal, ça ne me lance pas. Je n’ai pas de dents, j’ai une bouche pleine de gencives et c’est tout. L’univers ne peut pas me faire ça. J’ai été bien sage ces derniers temps, c’est pas du juste, j’ai même donné de l’eau aux cactus et repassé les fringues qui traînaient depuis deux semaines dans le panier de linge sale, alors non! JE N’AI PAS MAL À MA DENT DROITE!!
Putain j’ai mal. J’ai mal comme un chien à cette foutue molaire et je sais ce que ça veut dire… Je dois prendre rendez-vous chez Monsieur Torture, chez mon dentiste ce bourreau qui va encore me laminer la tête à coup d’analyse psychologique de ma plaque dentaire.
Vous rigolez hein? Vous vous dites “Quelle est chochotte!” - et bien allez-y à ma place et surtout, pensez à lui dire que j’ai mal.
Ouais, je sais, le dentiste c’est comme les toilettes, personne ne peux y aller pour moi, mais ça va requérir toute une préparation je vous le dit. Parce que chez ce dentiste-là on n’y va pas comme on irait à la plage, parasol et crème solaire sous le bras - négatif! La dernière fois que j’y suis allée, il m’a retourné le cerveau et je suis rentrée deux fois plus dépressive qu’à l’adolescence. Pour survivre à Cassedepiasse il faut être parée, multi-blindée de tous côtés pour être sûr de ne pas ressortir suicidaire ou pire, suicidaire avec les dents qui saignent.
Voila pourquoi j’ai mis sur pied un plan d’attaque imparable; si avec tout ça, il trouve une brèche, ce sera vraiment pas d’bol.
Tout d’abord, prendre rendez-vous chez un psy. “Bonjour Docteur Freud, je viens vous voir pour exterminer mes anomalies. Je dois être certaine qu’il ne reste aucune névrose à vif, aucun traumatisme enfantin oublié. Faites-moi la totale, nettoyez mon cerveau, mon Moi et mon Surmoi, n’oubliez pas une seule manie, réglez mon problème de fusion, mes soucis d’hypocondrie, mes pulsion paranoïaques. Oedipe à la machine ! Il doit ressortir plus net que la peau de Michael Jackson. Pourquoi? Bah parce que j’ai rendez-vous chez le dentiste bon dieu ! Mais non c’est pas une névrose carabinée, c’est une question de survie. Analysez-moi jusqu’au fond des orteils et si par hasard vous savez soigner les caries, soignez!”
Deuxième étape, me laver les dents au fer à souder pour éliminer ma plaque dentaire. Si Cassedepiasse la voit, je suis foutue. La dernière fois il a failli me gifler parce que, soit disant, je ne savais pas me brosser les dents. Comme s’il fallait avoir fait Science-Po pour ça ! Alors “frotte frotte” Émaille Diamant, peut-être qu’un peu de Javel ferait l’affaire…
Ensuite, me laver les cheveux. Essentiel. Je ne me ferai pas avoir deux fois. Apparemment, pour Cassedepiasse, avoir les cheveux sales c’est pire que tout : “Dites donc Lolita, c’est gras tout ça, vous ne seriez pas un peu dépressive en ce moment? C’est logique, depuis que votre mec vous a larguée vous devez être au fond du trou…” Tu sais ce qu’il te dit le trou! J’adore les cheveux gras moi, ça brille et ça tient chaud… Mais bon, je les laverai quand même deux fois avant le rendez-vous. Et j’en profiterai pour faire un gommage, épiler mes sourcils et me faire le maillot nickel, comme ça il n’aura aucune prise sur moi. Je serai irréprochable !
Pour être certaine que mon dentiste ne me ruine pas le moral, je vais devoir arrêter de fumer, arrêter les chewing gum, arrêter le café; il va falloir m’alimenter sainement, ne pas manger acide -ça risquerait de se voir à ma plaque dentaire- et laisser tomber les sucreries. L’idéal serait carrément d’arrêter de manger - peut-être que ma carie se résorberait d’elle-même? Comme je suis perfectionniste, je vais prendre rendez-vous chez ma gynéco pour qu’elle balise ce terrain-là aussi. On sait jamais. Il pourrait me sortir que si j’ai une carie c’est parce que j’ai des cystites et que je ne sais pas gérer mon “intérieur” comme une vraie femme -d’autant plus que j’ai les cheveux gras et que ça sera la faute de mon brossage de dents si mon John me largue demain.
Mmm… Avec tout ça, je devrais m’en sortir… Il faudrait aussi que je lise Proust, la dernière fois il avait l’air excédé que je ne connaisse pas, par coeur, certains passages d’ “À la recherche du temps perdu”. Bref ! avant d’aller chez lui, il faut me refaire une santé et une culture. C’est long et y’a du boulot, mais c’est le seul moyen d’échapper à sa perversité. Quoi? Changer de dentiste? Pff, dans la famille on est fidèles jusqu’au bout.
En fin de compte, on en revient au début : l’Univers m’en veut. Après la coqueluche et mes règles, voila que j’ai une carie. J’ai du être diablement mauvaise dans ma vie antérieur pour subir un retour de bâton aussi terrible. Mais pourquoi il fallait que ce soit dans ma molaire qu’il revienne ce bâton! Il aurait pu m’arriver dans l’oeil, j’ai un ophtalmo ultra-sympa qui s’appelle De Beauregard, avec lui au moins j’aurais pu continuer la clope.
Enfin, comme dirait ma gynéco, “Dans la vie il faut faire face à ses responsabilités et uriner après chaque rapport”. La deuxième partie de la phrase n’est pas très utile en matière de dents, mais bon, j’ai compris le message : Je n’échapperai pas au Dentiste de la Mort Qui Tue!
“Allo Docteur Cassedepiasse, c’est Lolita…
-AH! Encore vous, ça m’étonne pas!
-Heu, j’ai mal à ma dent, mais c’est pas de ma faute et pis j’ai les cheveux propres maintenant… Il faudrait que je vienne vous voir pour heu…
-Pour que je rattrape les dégâts!
-Oui c’est ça…
-Y’a du boulo avec vous hein, alors je nous bloque trois heures mercredi matin.
-TROIS HEURES?! LE MATIN?! ET UN MERCREDI EN PLUS?!
-Et venez à jeun bien sûr.”
Oui oui, bien sûr Docteur… À mercredi…
“Allo Singapore Airlines? I would like a one way ticket for the lac Titicaca s’il vous plaît. Don’t worry, j’ai les cheveux propres. And by the way, y’aurait pas un dentiste là-bas, parce que j’agonise… Non? Tant pis, un Malibu ça m’ira aussi. After all, une dent c’est comme le reste, ça doit pouvoir se noyer dans l’alcool.”
Le retour de la vengeance du chat
Devant la clameur de la foule qui réclamait à corp et a cri le retour du chat, je me suis décidé à dépenser cinq minutes de mon précieux temps pour vous offrir un service à la hauteur de votre attente!
Voici donc une nouvelle adresse pleine de bug, lente comme la mort et surement colporteuse de quelques pestes numériques qui vous permettra de discuter entre vous ou avec nous ou même tout seul selon votre humeur: http://chat.sblorf.com
Pour les CoWbOyS du net, sachez que c’est de l’irc, que ça se trouve sur le réseau Epiknet, channel #sblorf.
Pour tester tout ça et voir ce que ça donne, rendez-vous ce soir (13 février) 20h30 sur notre nouveau chat et ramenez des apéricubes jambon, des knaky ball et une bouteille de gnole.
PS: L’ours tu me dois au moins une bonne bibine pour m’avoir fait remettre un pied dans ce nid de scorpion qu’est l’IRC, ça faisait bien 5 ans que j’y avais pas retouché!










